Geoffroy Roux de Bézieux élu “patron des patrons”

En 2017, Geoffroy Roux de Bézieux, alors encore vice-président du Medef, était l’invité d’honneur pour fêter les 110 ans de L’Union pour les Entreprises 66. Geoffroy Roux de Bézieux succède à Pierre Gattaz pour 5 ans après avoir recueilli 55,8% des voix de l’assemblée générale de la principale organisation patronale. En 2013, il avait déjà postulé pour prendre la tête de l’organisation patronale avant de finalement appeler à voter pour Pierre Gattaz.

“L’estime et les encouragements” de l’UPE66

Alexis Melidonis, à la tête de l’organisation patronale depuis 2014, avait tenu à inviter Geoffroy Roux de Bézieux et à lui témoigner “son estime et ses encouragements” lors des 110 de l’UPE66. L’occasion, à l’époque de visiter, quelques uns des fleurons locaux. Le nouveau président du Medef voyait en la longévité de l’organisation patronale locale, « un signe de vitalité du territoire » et surtout « d’unité et de permanence ». Il revenait néanmoins sur l’économie générale du département et « la faiblesse de l’appareil industriel du département ». Il y voyait « un lien évident » entre « cette faiblesse » et  les mauvaises statistiques locales en terme d’emploi et de niveau de vie.

Du Livre Blanc au Livre Sang et Or

En février 2017, Alexis Mélidonis lançait Le Livre Blanc de l’UPE66. Sur un simple constat celui “d’un département dont l’économie actuelle décline lentement”. La deuxième version du livre de l’UPE66 “pour le développement économique des Pyrénées-Orientales” prend des couleurs, les couleurs catalanes. L’objectif n’en demeure pas moins le même, celui de compiler toutes les contributions qui pourraient faire aller le département de l’avant et vers une amélioration de la situation économique. Pour apporter nos idées, cliquez sur le lien.

♦ Geoffroy Roux de Bézieux un patron dans les nouvelles technologies pour des nouvelles pratiques ?

Celui qui succède à l’industriel Pierre Gattaz est quant à lui dans le secteur des nouvelles technologies. Il a fondé la première chaîne de magasins dédiés à la téléphonie mobile avant de lancer en 2006 Virgin Mobile avec le groupe Virgin. Il est aujourd’hui à la tête de Notus-Technologies, une entreprise de 250 salariés active dans l’agro-alimentaire, les loisirs et les nouvelles technologies.

Chantre des nouvelles technologies, il a mis en avant lors de sa campagne l’importance de “la révolution technologique” et notamment de “l’intelligence artificielle”. Durant la campagne électorale pour prendre la tête du Medef, il s’est d’ailleurs assuré du soutien de quelques grands noms de la French Tech, Frédéric Mazzela (Blablacar), Marc Simoncini (Meetic), Pierre Kosciusko-Morizet (PriceMinister) selon Le Parisien.

Dans son premier discours en tant que Président, il déclarait “Maintenant est venu le temps de l’action”. Mais aussi le temps du rassemblement : “Le MEDEF que je veux bâtir avec vous, ce n’est pas celui des oppositions, des divisions factices”….“Je vous le dis : nous n’avons plus le temps de nous perdre en vaines querelles, de nous disperser alors qu’à notre porte frappe résolument le monde de demain !”

Geoffroy Roux de Bézieux veut mettre fin “aux oppositions inutiles, aux divisions artificielles, construites de toute pièce” parmi lesquelles, les oppositions entre territoires, métropoles, organisations, secteur économique ….

L’objectif du nouveau président est multiple mais il veut “continuer le combat” pour la compétitivité des entreprises françaises. Il veut augmenter les efforts sur la formation des salariés et transformer le paritarisme pour obtenir une véritable autonomie de décision et de gestion. Le tout en imaginant un nouveau dialogue social auquel il faudrait selon lui rajouter la dimension économique à la dimension sociale.

En septembre dernier, lors de son passage dans le département, Geoffroy Roux de Bézieux se disait « intéressé » par les débuts du Président Macron. « Il fait ce qu’il a annoncé, il n’y a pas de surprise, ni sur le place social, ni sur le plan fiscal ou économique, résolument tourné vers l’investissement ». Rappelant que l’incertitude était vue d’un très mauvais œil par les chefs d’entreprise et les investisseurs. « Je trouve intéressant le discours qui consiste à montrer la nécessité de transformer le pays. On a besoin de cette transformation en profondeur si l’on veut rester compétitifs dans une économie mondialisée. Tout cela est très positif, pas pour les patrons, mais pour le pays ! » 

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