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Portraits en images : des habitants de Montalba réfugiés à Belesta, aux « défenseurs » d’Ille-sur-Têt

Article mis à jour le 7 juillet 2026 à 13:15

Après deux nuits blanches, ce lundi 6 juillet reste marqué par la fatigue et l’incertitude. Les habitants de Montalba ont trouvé refuge à Bélesta, où un élan de solidarité s’organise pour leur apporter soutien et réconfort.

À Ille-sur-Têt, tandis que le ministre de l’intérieur est attendu en visite, des jeunes du village poursuivent leurs rondes pour venir en aide aux habitants restés sur place. « Évidemment, on ne va pas abandonner notre village », glisse l’un d’eux. Photos © Virginie Demorget.

La préfecture a activé une cellule d’information du public (y compris pour proposer votre aide), joignable au 09 70 80 90 40. Retrouver notre direct ici.

Depuis les hauteurs de Montalba, ce lundi 6 juillet 2026. Le village reste menacé par de fréquents nouveaux départs d’incendies.
Une habitante confie que la pinède de Montalba qui avait toujours été protégée des incendies n’a pas été épargnée cette fois-ci . En revanche, tous les animaux ont pu être évacués dès le samedi soir.

Deux jours après le départ du feu à Montalba, les pompiers doivent surveiller les nouveaux départs de feu.

Dans la salle des fêtes de Belesta, les habitants de Montalba sont accueillis sans relâche. Des soins médicaux et psychologiques sont apportés à tous ceux qui en ont besoin.
George a dormi sur sa chaise. Les lits sont trop bas pour lui. Mais il ne se plaint pas.
Sylvie n’a pas dormi, mais elle est restée allongée sur son lit. « C’était bien de se reposer. Et puis on a été super bien accueillis. »
La protection civile se relaie auprès des évacués. Ils n’ont pas dormi depuis 24 heures, tout en gardant le sourire.
Un jeune de la protection civile vient prendre la relève.
Le pain du périscolaire a été récupéré pour être distribué. « La logistique est intelligente » confie Sylvie, de Montalba.
Aliette habite Paris et passe trois mois par an à Montalba. « J’ai loué une chambre à l’hôtel Riberach, pour ne pas occuper un lit, puisque je peux me le permettre. Je vais rentrer demain pour faire de la place. »
Stanley « Bob » est resté dans son mas à Montalba la nuit de samedi à dimanche. Il a tenté d’éteindre seul le feu qui menaçait. Mais il a dû se résoudre à évacuer dimanche. Il a eu le temps d’emporter quelques affaires : un ordinateur, ses papiers, trois vêtements et des médicaments. Il préparait les lundis de l’été, les rendez-vous festifs de Montalba.
Dans la nuit de samedi 4 à dimanche 5 juillet 2026, Stanley « Bob » a lutté seul contre le feu qui menaçait son mas. C’est la troisième fois que cela arrive. Il pensait être suffisamment préparé, alors qu’il avait installé des réservoirs d’eau au quatre coins de son terrain. Il s’est endormi après avoir cru en avoir fini. Il est parti à la hâte, emportant avec lui un ordinateur, un vieux téléphone, ses boîtes de Tramadol. À bord de la seule voiture qui n’avait pas pris feu : la seule à ne plus être en règle.
L’électricité a été coupée à Belesta : les habitants écoutent la radio pour se tenir au courant de la progression des feux. Des groupes électrogènes font fonctionner le strict nécessaire. Les habitants sont compréhensifs et patientent tout en apportant de l’aide quand il le faut.
Des cyclistes empruntent la seule route qui reste encore ouverte, entre le col de la Bataille et Belesta. Ils sont déçus de ne pas pouvoir aller où ils le souhaitent.
Un jeune d’Ille-Sur-Têt apporte de la nourriture aux pompiers. Il patrouille par ailleurs avec ses amis, rebaptisés pour l’occasion « les Bomberos », afin de venir en aide aux personnes âgées restées dans leur maison.
Les pompiers d’Ille-Sur-Têt accueillent avec plaisir la nourriture que les habitants leur apportent, bien meilleure que les rations disponibles.
Les pompiers d’Ille-Sur-Têt nettoient leurs chaussures dans l’eau qui a débordé. « On recycle ! »
Laurent et ses amis n’ont pas dormi depuis deux jours. Ils continuent à patrouiller dans le village d’Ille-Sur-Têt. Dès qu’ils repèrent un départ de feu, qui surgit de manière aléatoire, ils se précipitent pour porter secours.
Les « Bomberos » sont les membres de l’équipe de rugby d’Ille-Sur-Têt.
Un pompier attend la venue du ministre de l’intérieur Laurent Nunez à Ille-Sur-Têt.
Les pompiers se préparent à accueillir le ministre Laurent Nunez à Ille-Sur-Têt.
Arrivée du ministre de l’intérieur Laurent Nunez à Ille-Sur-Têt.

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Virginie Demorget