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Le Parc Garrell – KikiMagTravel sur les traces du Tarzan d’Argelaguer

Après les falaises du bord de mer et la randonnée dans la montagne cerdane, notre blogueuse préférée se lance sur les traces du Tarzan d’Argelaguer. Nous vous laissons en compagnie de KikiMag qui vous contera sa découverte du Parc Garell en Catalogne Sud.

« L’Art est un jeu d’enfant… » Max Ernst

« Quoi ? il existait un Tarzan à Argelaguer? »

Et oui, les kikis il existait bel et bien un Tarzan à Argelaguer. Il construisait des cabanes dignes des plus grandes œuvres d’art. Le Parc Garrell abrite encore certaines constructions, il fait partie des sites les plus insolites de notre chère Catalogne. Quand j’ai trouvé ce lieu surprenant sur le blog Airunworld, je pressentais qu’il ferait partie des mes destinations. Et c’est avec mon acolyte préférée, Jolies Lueurs que j’ai choisi d’arpenter ce coin chargé de mystère.

Toutes pimpantes, nous nous rendons à Argelaguer, un village d’environ 400 habitants situé dans la comarque  (commune)de la Garrotxa. Préparez vous à plonger dans un décor digne des plus grands films d’aventure. Nous glissons dans l’univers d’un artiste nommé « Le Tarzan d’Argelaguer ». Ça vous laisse perplexe n’est ce pas ? Laissez moi vous expliquer…

♦ Bon à savoir 

  • Le Parc Garrell se situe à la sortie d’Argelaguer à 10 minutes du village emblématique Besalú.
  • Josep Pujila i Vila est le créateur de ce chef d’œuvre. Il a dédié 45 ans de sa vie à construire ce parc, l’œuvre de toute une vie. Malgré des moments difficiles, il persévère sans jamais perdre courage. Pour aller plus loin et en apprendre plus sur cette étonnante épopée, je vous conseille une petite vidéo Youtube particulièrement bien réalisée. Vous y découvrirez le surnom de Josep Pujila i Vila : “l’homme des cabanes”.
  • Josep est décédé le 2 juin 2016. À l’époque, il accueillait les visiteurs en leur faisant visiter les lieux. Nous aurions aimé faire sa connaissance en chair et en os car ses œuvres nous ont vraiment fasciné. Un homme simple plutôt ordinaire qui sans crier gare devient un personnage légendaire qu’on aurait tous aimé rencontrer.
  • Un documentaire a été réalisé en 2013 par Jordi Morató pour rendre hommage à ce génie talentueux. Un film de 77 minutes permet de rentrer dans sa vie nous transportant dans son univers. Ce long métrage a reçu un premier prix au Festival Alcances à Cadis. Si vous souhaitez le visionner, direction Vimeo « El Tarzan d’Argelaguer ». (Merci à Laurent Redolfi pour le partage). Malgré le manque de traduction, les images parlent d’elles mêmes.
  • Ce parc est un mélange de « land art » (art de la terre) et d’art pauvre. Josep utilisait uniquement des matériaux abandonnés, naturels ou recyclables. Il a su exploiter la nature pour créer cet univers très personnel pour en faire un musée à ciel ouvert.
  • Le site est gratuit et en accès libre toute l’année.
  • Il est important de respecter ce lieu unique quand vous y mettrez les pieds. Même si l’envie de monter dans les cabanes vous prend toutes les deux minutes, il est préférable de rester vigilant. Evidemment pour ne pas détériorer ce sublime endroit, mais aussi car le lieu n’est pas sécurisé et moins bien entretenu depuis le décès de son fondateur. C’est donc à vos risques et périls si vous vous y aventurez.
  • Comptez environ 1 à 2 heures de visite pour profiter pleinement du lieu.

♦ Comment s’y rendre

La carte ci dessus indique le point exact où il faut se garer. Le parking se trouve devant le complexe sportif. Un bâtiment moderne. Une fois garé, vous devez rejoindre une petite route qui passe devant un vieux mas. Après ce dernier, vous tomberez nez à nez avec le panneau ci-dessus indiquant à suivre  pour « les cabanes d’en Garrell ».

♦ Le  Parc Garrell – Le Labyrinthe

C’est la première construction que l’on voit dès l’arrivée. Aujourd’hui, ce labyrinthe ne rend pas vraiment compte de l’ampleur du travail nécessaire pour sa construction. Il n’en reste qu’une infime partie, mais il garde toutefois ce côté très photogénique. À l’époque, il servait à protéger ses œuvres des personnes malveillantes.

Nous avons passé une bonne demi heure à faire nôtre la magie du lieu. On y laisse libre court à notre âme d’enfant, courant en liberté. Bonheur aux lèvres, sourires naïfs, nous réveillons notre esprit jouant de notre imagination débordante, avec l’impression que nous pouvons, en un instant, devenir n’importe quel personnage, Peter Pan, Tarzan ou même Mowgli. Laissez vos pensées prendre l’air pour mieux se  déconnecter.

Je vous conseille l’article particulièrement étoffé dont voici le lien  : « l’homme qui a construit un labyrinthe«

La Font de la Riera de Can Sis Rals

Une belle claque visuelle vous attend à la découverte de ce coin de verdure. On se croirait dans un petit monde merveilleux. Telle une fée clochette, nous laissons traîner nos yeux sur chacun des détails, de chaque sculpture qui orne ce royaume. Ce lieu dégage une magie étrange où tout devient fascinant. Nous réalisons le génie de cet homme et son travail remarquable.

La Casa d’en Garrell

Place à la première grande cabane, la Casa d’en Garrell. L’architecture est époustouflante et donne envie de nous y réfugier. D’ailleurs, à titre indicatif, Josep n’a jamais établi de plan lors de ses constructions. Il a bâti ce royaume d’une main de maître. Et dire que nous avons du mal à monter un meuble Ikea avec une notice 🤦‍♀️. Ça me désespère ! Bref, blague à part, nous laissons place à notre curiosité. Nous regardons l’intérieur, nous chassons les détails afin d’alimenter nôtre soif de découverte… Vous verrez alors que les cabanes sont pleines de surprises.

La Tomba Faranonica

Cette tombe est aussi appelée « La Cova del Tossut ». Et oui, c’est bien ce que vous pensez, Josep a construit son propre mausolée. Il est enterré ici, dans les entrailles de cette grotte. Cet endroit m’a surtout filé les chocottes. Je vous avoue que si je m’y baladais seule le soir, je ne serais pas 100% sereine. Un lieu plus mystique qu’enchanteur qui me rappelle bizarrement les livres Chair de Poule que nous lisions au collège.

« Ici sont enterrés mes rêves et mes fantasmes… Mais pas mes couilles, car seule la mort les emportera…”

♦ La Hort d’en Garrell

Cette ultime cabane est la plus impressionnante. Nous sommes bouche bée face à un tel décor. Il est impossible, comme je vous l’ai dit plus haut, d’atteindre le haut des cabanes mais on peut malgré tout marcher jusqu’au petit tunnel qui se trouve légèrement sur la gauche. On y pénètre dans l’espoir d’y découvrir des trésors, mais en réalité, c’est une sorte de mini musée qui nous attend. Un musée, où sont entreposées quelques affaires personnelles. Un carnet est mis à disposition pour les visiteurs qui souhaitent laisser une trace de leur passage. Prenez le temps de réfléchir à tout ce que vous venez de voir et faites un dernier au revoir à ce génie des temps modernes.

♦ Le mot de la fin

Cet endroit magique fait travailler notre imagination. Y’a pas à dire, Josep Pujiula i Vila est une légende de la jungle qui marque notre esprit pour l’éternité. Il a vraiment mis tout son cœur, toute son âme dans ses œuvres et mérite tout les hommages que nous lui rendons. Je ne suis pas prête de l’oublier, ni lui, ni son histoire, ni ses cabanes belles dans leur folie. J’espère sincèrement que ce parc ne disparaîtra pas dans les années à venir et qu’il continuera a être mis en valeur. En attendant mes prochaines aventures en Catalogne, je vous conseille l’exploration de ce coin magique ✨.

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