Article mis à jour le 20 mars 2026 à 19:20
Après sa victoire dimanche 15 mars, Louis Aliot a installé son conseil municipal ce vendredi. Élu à l’écrasante majorité par les 43 conseillers de sa majorité sur les 55 membres, l’installation s’est déroulée sans rebondissement notoire. En annonçant dans la foulée ses adjoints élus, le maire a présenté une équipe où ses proches se mêlent à ses prises de guerre.
Dans une salle pleine où le public s’est amassé devant la porte d’entrée, Louis Aliot a été réélu par le conseil municipal, sous les applaudissements de sa majorité, ce vendredi 20 mars. Dimanche dernier, sa liste est arrivée en tête à l’élection municipale de Perpignan avec 50,61 % des voix. Dans un contexte de forte abstention et face à une opposition divisée, il a été élu dès le premier tour. Cela ne s’était pas produit à Perpignan depuis l’élection de Paul Alduy en 1983.
Cette large victoire lui offre le luxe de 43 conseillers municipaux issus de sa majorité. À noter tout de même, une défection dans ses rangs. Gérard Raynal, 43ᵉ de sa liste, est absent et ne siège pas. C’est Michèle Ricci, 44ᵉ, qui le remplace. Arrivée deuxième, la liste d’Agnès Langevine (PS-Place publique) en qualifie quatre, tout comme Bruno Nougayrède, candidat de la droite et du centre. Viennent ensuite les deux candidats de gauche Mickaël Idrac (LFI) et Mathias Blanc (Perpignan Autrement) avec deux sièges chacun.
Louis Aliot balaie l’opposition avant sa réélection
Sa réélection par le conseil municipal lui était donc quasi assurée. Deux autres têtes de liste, Agnès Langevine et Mathias Blanc, se sont portées candidates. Chacun a exposé son discours. Agnès Langevine a rappelé, sous les huées de la majorité, la possible condamnation à une peine d’inéligibilité de Louis Aliot dans l’affaire des assistants parlementaires du FN. Elle a également mis en avant la forte abstention du scrutin. De son côté, Mathias Blanc a déclaré sa volonté de mettre l’opposition « au service de tous les Perpignanais ». En guise de réponse, Louis Aliot n’a fait aucun discours. Il s’est contenté de rétorquer à l’argument de l’abstention, rappelant les taux enregistrés pour les élections départementales et régionales. Un tir direct à Agnès Langevine, vice-présidente de la région Occitanie, ainsi qu’à l’équipe de Mathias Blanc, investie au Département.

Un à un, les conseillers municipaux votent à bulletin secret à l’appel de leur nom. Ambiance rentrée des classes entre les bavardages. Certains conseillers profitent de l’instant pour des selfies et autres photos de groupe. Résultat après le dépouillement : Louis Aliot fait le plein du côté de sa majorité avec 43 voix. Même chose pour Agnès Langevine avec quatre voix. Seul Mathias Blanc dépasse son nombre d’élus avec trois voix. Cinq votants se sont abstenus : l’équipe de Bruno Nougayrède et un membre de l’équipe de Mickaël Idrac. Pour Louis Aliot, il ne reste qu’à installer ses adjoints : 21, dont cinq affectés aux quartiers de la ville.
Les anciens pujolistes récompensés par des postes d’adjoints
Les transfuges emblématiques, présents sur la liste de Jean-Marc Pujol en 2020, ont tous été remerciés par un poste d’adjoint. Parmi eux, Fatima Dahine, Chantal Bruzi, Pierre Parrat, ou encore Jean-Philippe Schemla. D’autres, comme Isabelle de Noël Marchesan et Philippe Benguigui, auparavant engagés au côté du macroniste Romain Grau, rejoignent le rang des adjoints de Louis Aliot. À cela s’ajoute la garde rapprochée du maire sortant : André Bonet, François Dussaubat, Xavier Baudry ou encore David Tranchecoste et Frédéric Guillaumon-Homs.

Louis Aliot a remercié ses élus dans un discours expéditif. Les élus de l’opposition quittent la salle durant la distribution des écharpes aux adjoints, nouveaux applaudissements. Les formalités s’enchaînent ensuite avec, par exemple, la nomination de la délégation municipale à la commission des finances. Hormis quelques interventions de l’opposition, le conseil municipal s’installe sans accrocs. Elu dans l’équipe de Louis Aliot, Pierre Parrat en profite tout de même pour répondre à son frère François Parrat qui siège, derrière lui, dans l’opposition. Louis Aliot renvoie à la semaine suivante les irrégularités pointées du doigt par l’équipe de Bruno Nougayrède.
Après la mairie, Louis Aliot vise la communauté urbaine
Maintenant réinstallé dans le bureau municipal, Louis Aliot brigue désormais la présidence de la communauté urbaine Perpignan Méditerranée Métropole. Parmi les membres des conseils municipaux des 36 communes membres, 88 sont aussi élus pour siéger au conseil communautaire de PMM. Louis Aliot peut compter sur les voix des 30 élus de son équipe en remportant la mairie de Perpignan. Il est donc à 14 voix de la majorité qu’il doit obtenir pour la présidence lors de l’élection du 24 avril prochain. Les résultats du second tour dans les villes clés de la communauté urbaine comme Cabestany, Rivesaltes et Canohès seront regardés de près par le maire de Perpignan, d’où son soutien actif aux candidats RN de ces villes.
