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Parité, couleur politique, communes les plus prisées… Que retenir des candidatures aux municipales dans les Pyrénées-Orientales ?

Jour d'élection - Perpignan-4

Article mis à jour le 11 mars 2026 à 09:41

À quelques jours du premier tour des élections municipales, Made In Perpignan a plongé dans le fichier des candidatures dans les Pyrénées-Orientales. Nombre de listes, présence des partis, parité ou communes sans opposition : quels sont les éléments clés à retenir dans le département ?

Perpignan, Canohès et Rivesaltes sont les communes les plus disputées

À Perpignan, six listes sont en campagne pour élire celle ou celui qui dirigera la ville pour les six années à venir. La seule commune de plus de 100 000 habitants des Pyrénées-Orientales est logiquement la plus disputée. Juste derrière, avec cinq listes sur la ligne de départ, Canohès et Rivesaltes. Ces communes, qui comptent respectivement 6 000 et 9 000 habitants, ont en commun un maire sortant qui ne se représente pas. Elles appartiennent également à la même intercommunalité, Perpignan Méditerranée Métropole.

À Canohès, comme à Rivesaltes, le Rassemblement national a investi une liste. Les résultats seront particulièrement scrutés dans la perspective de l’élection du président de PMM par les élus communautaires, eux aussi désignés lors des scrutins des 15 et 22 mars.

Par ailleurs, sur les 226 communes du département, les électeurs de huit d’entre elles auront le choix entre quatre listes : Le Boulou, Cabestany, Claira, Elne, Formiguères, Millas, Saint-Estève et Saleilles.

Dans près de la moitié des communes des Pyrénées-Orientales, une seule liste en lice

Comme au niveau national, une large part des communes du département ne connaît pas de concurrence électorale. Pour autant, l’élection n’est pas automatique : pour être élue dès le premier tour, la liste doit obtenir un nombre de voix correspondant à au moins un quart des électeurs inscrits.

À l’inverse, 84 communes connaîtront un duel, tandis que 20 villes verront s’affronter trois listes. Au total, 7 196 habitants du département, soit 1,4%, répartis sur 387 listes, sont candidats dans les Pyrénées-Orientales. Parmi elles, 115 ont déclaré une nationalité autre que française.

En effet, le droit européen autorise tout citoyen de l’Union européenne résidant en France à se porter candidat aux élections municipales (hors fonctions de maire ou adjoint). Sans surprise dans ce département frontalier, les Espagnols arrivent largement en tête avec 39 colistiers, devant les Belges (35) et les Portugais (13). Les ressortissants allemands (11) et néerlandais (6) complètent ce top 5. Au total, douze nationalités européennes sont représentées dans les listes du département.

Seulement 22% des listes menées par des femmes 

Malgré la parité désormais obligatoire dans les listes municipales, peu importe la taille de la commune, le nombre de femmes à la tête d’une liste reste largement minoritaire. Au niveau national, près de 25 % des listes sont conduites par une femme. Dans les Pyrénées-Orientales, cette proportion tombe à 22 %. Un chiffre cohérent avec le profil des maires sortants dans le département. Durant le mandat qui s’achève, seulement 29 communes, soit 13 %, étaient administrées par une femme. Il s’agit du taux le plus faible de la région Occitanie.

Parmi les vingt plus grandes communes du département, seules quatre sont actuellement dirigées par des femmes : Édith Pugnet à Cabestany, Laurence De Besombes à Saint-Laurent-de-la-Salanque, Armelle Revel-Fourcade au Soler et Laurence Ausina à Bompas.

Dans les Pyrénées-Orientales, les 3/4 des listes se présentent sans étiquette 

Sur les 387 listes en lice dans le département, 288 ne revendiquent aucune étiquette partisane. Si certaines figures politiques ont marqué la campagne, la présence des partis reste limitée. Seules 11 listes se présentent sous la bannière du Rassemblement national. Du côté de La France insoumise, un seul candidat, Mickaël Idrac à Perpignan, affiche clairement le logo du mouvement.

La préfecture classe également deux listes dans la catégorie extrême droite ou union d’extrême droite : « Elne à cœur » menée par Steve Fortel, ancien membre du Parti nationaliste français. Et « Unis pour Saint-Cyprien » menée par Ange Garcia. À l’autre extrémité de l’échiquier politique, une seule liste est classée à l’extrême gauche : « Lutte ouvrière, le camp des travailleurs », portée par Pascale Advenard à Perpignan.

Le ministère de l’Intérieur précise dans sa note du 2 février 2026 que les différentes nuances politiques sont ensuite regroupées en grands blocs. Ainsi, La France insoumise et Lutte ouvrière sont classées dans le bloc extrême gauche, tandis que le Rassemblement national figure dans le même ensemble que l’UDR (Éric Ciotti) ou Reconquête (Éric Zemmour) à l’extrême droite.

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