Qui et où sont les ménages les plus aisés d’Occitanie et des Pyrénées-Orientales ?

LECTURE

Parmi les Français, 1% ont un revenu initial annuel par unité de consommation supérieur à 108.700€. Cela équivaut à 9.100€ pour une personne seule, 13.600€ pour un couple sans enfants et à 22.700€ pour un couple avec deux adolescents de 14 ans ou plus. Ce sont les Français les plus aisés. En Occitanie, 37.600 personnes sont dans ce cas. En 2019, 402 déclarations d’IFI (Impôt sur la Fortune Immobilière) ont été enregistrées dans les Pyrénées-Orientales ; et ce pour un montant moyen 2.977.493€. Qui sont-ils ? Quelle est leur source principale de revenus ?

♦ 4,5% de ces personnes très aisées habitent en Occitanie, 54% en Île-de-France.

Paradoxe intéressant : l’Occitanie ne compte que 6% de ces Français à très hauts revenus ; alors qu’elle rassemble 9% de la population. Les personnes les plus aisées sont réparties de manière inégale sur le territoire puisque 43% d’entre elles résident en Ile-de-France. En dehors de cette région, les très hauts revenus sont très présents dans les départements frontaliers avec la Suisse. En Occitanie, les ménages les plus aisés disposent en moyenne d’un revenu initial par unité de consommation de 169.300€ ; soit 7 fois plus que l’ensemble de la population.

Parmi les 37.600 personnes à très haut revenu d’Occitanie, 2.900 appartiennent aux 0.1% des Français ayant les revenus initiaux les plus élevés ; c’est-à-dire ceux qui dépassent les 268.400€ annuels par unité de consommation. 4,5% de ces personnes très aisées habitent en Occitanie, 54% en Île-de-France.

♦ L’origine principale du revenu initial diffère entre les ménages à très haut revenu et l’ensemble des ménages

Pour 50% de l’ensemble des ménages, les salaires et les traitements constituent la principale source de revenu. Ce n’est le cas que pour 37% des ménages à très haut revenu. Pour 30% d’entre eux, leur revenu initial est dû à des revenus des activités non salariées. Pour l’ensemble des ménages de la région, ce taux n’est que de 4%.

Cela s’explique par l’importance du non-salariat en Occitanie. 86% des ménages à très haut revenu perçoivent des revenus d’activité, contre 66% pour l’ensemble des ménages de la région. Les revenus du patrimoine composent l’apport principal du revenu initial de 24% des ménages à très hauts revenus en Occitanie ; contre 5% pour l’ensemble des ménages.

Au final, la moitié des ménages à très haut revenu tirent leur revenu principal de leur patrimoine ou d’une activité non salariée ; contre moins d’un ménage sur dix pour l’ensemble des ménages de la région.

♦ Pension, âge, d’autres différences significatives

Autre différence : 36% de l’ensemble des ménages a comme principale source de revenus une pension (de retraite ou non) ou bien une rente. Seulement 8% des très hauts revenus sont dans ce cas. Les données par rapport aux autres régions de province sont sensiblement similaires ; si ce n’est une part plus importante des très hauts revenus ayant pour source principale de revenu initial des revenus liés à des activités non salariées (30% en Occitanie contre 25% pour les autres régions de province). 

68% des ménages à très haut revenu ont un référent fiscal âgé de 50 à 74 ans ; contre 43% pour l’ensemble des ménages d’Occitanie. Étant plus âgés, ces ménages les plus aisés sont bien souvent des couples sans enfant à domicile ; 39% contre 25% pour l’ensemble des ménages de la région. Dans une très grande majorité, ils sont également propriétaires de leur logement. À noter que bien que les femmes vivant seules représentent un ménage fiscal sur cinq, elles ne constituent qu’un ménage sur dix parmi les très hauts revenus. En revanche, la part des hommes vivant seuls est identique (15%).

♦ Où sont les ménages les plus aisés d’Occitanie et des Pyrénées-Orientales

En Occitanie, la population à très haut revenu se concentre dans les départements les plus peuplés (l’Hérault et la Haute-Garonne) et les grandes communes.

Une personne à très haut revenu sur cinq réside à Toulouse ou à Montpellier ; pour un habitant sur dix environ. Perpignan abrite 2% de la population régionale à très haut revenu. Quelques communes situées aux alentours de Montpellier, comme Saint-Gély-du-Fesc ou Castelnau-le-Lez, et dans la métropole de Toulouse, telles que Balma et Tournefeuille, comptent une part importante de très hauts revenus. Dans le reste de la région, notamment là où la densité de population est plus faible, les très hauts revenus sont moins présents.

Avant redistribution, les très hauts revenus ont un revenu initial moyen par unité de consommation 7 fois plus élevé que l’ensemble de la population régionale. Après l’acquittement des impôts directs et le versement des prestations sociales, leur niveau de vie est 5 fois supérieur à la moyenne. En Occitanie, les très hauts revenus s’acquittent de 9% du total des impôts directs. Après redistribution, ils ne détiennent plus que 3,5% de la masse des niveaux de vie.

En 2018, 395 déclarations d’IFI (Impôt sur la Fortune Immobilière) ont été enregistrées dans les Pyrénées-Orientales pour un montant moyen de 2.718.877€ contre 402 déclarations pour une moyenne de 2.977.493€ en 2019.

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