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Résultats du Bac 2023 : au lycée Arago, beaucoup de sourires et une pointe d’amertume

Résultats du Bac 2023, au lycée Arago beaucoup de sourires mais une pointe d’amertume

Article mis à jour le 2 juin 2024 à 08:18

Ce mardi 4 juillet au lycée Arago. la traditionnelle publication des résultats du baccalauréat s’est déroulée dans une ambiance largement enjouée. Un bonheur à peine éclipsé par le constat d’un rituel qui ne fait plus office de passage obligé.

Une ambiance détendue et joviale

Devant le lycée François Arago de Perpignan, les quelques élèves présents sur le parvis affichent des mines réjouies. L’ambiance est détendue alors que règne dans l’air comme un air de vacances. Dans un peu moins d’une demi-heure, le lycée ouvrira ses portes pour le traditionnel affichage des résultats du Baccalauréat.

Une journée forcément spéciale pour tous ces prétendants au titre de bachelier. Cependant, pour beaucoup, le passage devant les résultats placardés n’est qu’une formalité d’usage ; un prétexte pour prolonger quelques instants l’aventure auprès des copains et partager sa joie avec le corps enseignant. Car la véritable échéance avait lieu deux heures plus tôt, en ligne, où tous les résultats sont publiés dès 8h.

L’attente des résultats : un suspense au rabais

Debout devant l’entrée, un groupe d’amis attend patiemment. « J’ai déjà regardé mes résultats moi », nous révèle d’office Léo, l’air détendu. Un 19 au grand-oral et une mention Assez-Bien plus tard, le nouveau diplômé regarde déjà vers le futur : « soit je continue mes études soit je travaille, ça fait depuis mes 16 ans que je travaille donc je verrai bien… ».

Malgré tout, certains jouent le jeu pour « garder le suspense » jusqu’à la publication des résultats. C’est le cas des camarades de Léo. « Moi j’ai regardé et je vous emmerde » lâche dans un rire coupable leur compère.

Le nouveau format du diplôme, mis en place en 2018, ne se prête guère au suspens. « Le contrôle continu et les épreuves en mars font qu’on sait déjà à peu près quoi… » nous révèle Léo. Effectivement, entre une chose et l’autre, les étudiants connaissent déjà quasiment 80% de leur note avant la publication des résultats finaux. Les notes du Grand Oral de philosophie, découvertes ce jour, ne représentent pour beaucoup que du bonus : « Moi je savais qu’il fallait que j’aie une note éliminatoire pour pas l’avoir. Faut juste aller chercher la mention… ».

Certains demeurent néanmoins dans une zone d’ombre peu favorable. Pour Raphaël, se décrivant comme « moyen toute l’année », l’histoire pourrait se jouer à quelques dixièmes. « J’espère l’avoir sinon ce sera le rattrapage », révèle-t-il un peu tendu. Au cas où l’issue ne lui serait pas favorable, la deuxième session a lieu dès le lendemain.

« Le rituel de passage que c’était tombe à l’eau »

Pour les professeurs, rares acteurs de la cérémonie voués à la revivre, la situation est un crève-cœur. D’autant que, depuis l’année dernière, les élèves peuvent également télécharger leur relevé de notes sur internet et ne sont donc plus contraints de se déplacer. Une professeure d’SES déplore la situation en regrettant le fait que « Le rituel de passage que c’était tombe à l’eau ». Elle détaille : « il y a peut-être maximum 5% des élèves qui se déplacent pour regarder leurs résultats affichés donc c’est un peu décevant ». Une déception doublée de frustration pour les professeurs principaux, « on les a suivis toute l’année et on n’a même pas cette satisfaction ». Heureusement, l’arrivée d’une élève ayant brillamment réussi l’examen lui permet de retrouver le sens de la fête.

Interrogé sur la question, Sébastien Kalifa, autre enseignant, se remémore : « C’est sûr que je me souviens d’avant, des élèves qui courraient dans la cour, des cris… Là, tu n’as plus ça parce qu »ils ont eu l’info dès neuf heures et ils sont moins quand même ».

Des moments qui demeurent spéciaux pour élèves et professeurs

Malgré cet état de fait, ni élèves ni professeurs ne boudent leur plaisir en ce jour si spécial. « T’as quand même du monde » tempère « Monsieur Kalifa », « les élèves, ils viennent prendre le papier, ils viennent voir leurs profs, ils viennent partager avec leurs copains ».

Dans l’une des salles organisées pour la remise des relevés de note des gâteaux attendent ceux qui auront fait le déplacement. « Inespéré ce 11 en philo » taquine notre professeure d’SES avec l’un de ses élèves.

Maxime, Adam et Nahim, bacheliers félicités par leurs enseignants, précisent : « Ils sont contents pour notre orientation aussi, parce qu’on a eu l’orientation qu’on voulait ». Staps à Montpellier pour l’un, BUT à Paris pour l’autre, potentiellement Sciences Po pour le dernier, après trois années de travail c’est désormais loin du lycée Arago que s’écrira la suite de leur scolarité.

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