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Retraite – Pouvoir d’achat ? Utilité sociale ? Portrait-robot de ces catalans retraités et toujours actifs

LECTURE

Depuis quelques années, un phénomène se développe de plus en plus : l’activité salariale des retraités. Travailler tout en étant retraité apporte plusieurs avantages. C’est tout d’abord un complément de revenus, mais pas seulement. Les motivations varient selon les profils des concernés. Portrait-robot de ces catalans retraités et toujours actifs.

♦ Deux fois plus de retraités actifs en 2015 qu’en 2010

En Occitanie, 13 100 personnes âgées de 65 à 74 ans sont retraitées et poursuivent néanmoins une activité professionnelle. Par ailleurs, 13 500 personnes âgées de 65 à 74 ans n’ont toujours pas pris leur retraite et continuent à exercer leur métier. Même s’il reste rare, ce fait inhabituel au début de la décennie se développe. Seul 1,6% des retraités exerçait une activité en 2010 contre 2,3% en 2015. Le nombre de retraités qui possède un emploi, ou en recherche un, a pratiquement doublé entre 2010 et 2015 (+72% en Occitanie et +83% en France métropolitaine).

Les retraités actifs de 65 à 74 ans vivent majoritairement dans les villes-centres où l’on trouve des emplois à haut niveau d’expertise. Mais aussi dans les communes plus rurales pour les emplois non salariés. En 2015, la région comptait 858 900 personnes âgées de 55 à 74 ans qui se déclaraient retraitées. Parmi elles, 25 500 étaient également actives : toujours en activité ou à la recherche d’un emploi. La première moitié était âgée de 55 à 64 ans, l’autre de 65 à 74 ans.

En Occitanie, cette proportion de retraités actifs parmi l’ensemble des retraités est identique à celle observée en France métropolitaine. Elle est estimée à 3% pour la région et varie de 2,2% à 3,3% en France à l’exception de l’Île-de-France qui culmine à 4,3%.  

♦ Ces catalans qui partent plus tard à la retraite

En Occitanie, les départs en retraite sont un peu plus tardifs que dans le reste du pays. Entre 60 et 64 ans, les personnes sont davantage en activité. La région se situant au 3e rang sur 12 pour le taux d’activité dans cette tranche d’âge. Cela s’explique notamment par le type de profession exercée : la région compte plus d’agriculteurs, d’indépendants et de cadres et moins d’ouvriers. Ces non-salariés sont les plus nombreux parmi les actifs non retraités car leur pension est plus faible ou leur nombre de trimestres insuffisant.

Il existe également des personnes qui n’ont pas encore fait valoir leurs droits à la retraite, et qui sont, de ce fait, toujours en activité. En Occitanie, cette situation concernait 13 500 personnes en 2015. Les retraités actifs et les actifs non retraités ont des profils similaires. Si ce n’est que les actifs non retraités travaillent à temps complet tandis que les actifs privilégient le temps partiel (73% contre 30%).

Ce cumul activité-retraite est plus répandu chez les jeunes retraités de moins de 65 ans. Il concerne 4,5% d’entre eux en Occitanie soit 12 400 personnes. Au total, sur l’ensemble des 55 à 64 ans, le taux d’activité est de 51,9% dans la région contre 50,4% dans les autres régions de la France (hors l’Île-de-France et les Outre-mer).

♦ Continuer à travailler pour subvenir à ses besoins

Les retraités actifs de 65 à 74 ans sont majoritairement des hommes (6 cas sur 10), et / ou des personnes seules. Pour 54% des retraités qui travaillent, les motivations sont d’ordre financier. Ce sont généralement des personnes qui vivent seules, des femmes ou des non-diplômés. Ils bénéficient le plus souvent d’un CDI et travaillent à temps partiel. Sur les dix premiers mois de 2018, le pouvoir d’achat des retraités a diminué de 2% en moyenne tandis que celui des ménages en emploi a progressé de 0.2%. Certains sont donc dans l’obligation de reprendre une activité salariale tout en étant retraités pour subvenir à leurs besoins.

Néanmoins, la raison financière n’est pas la seule justifiant d’exercer une activité pour les retraités. Pour 21% des retraités actifs, préserver une activité pourrait s’expliquer par leur désir de maintenir une activité à haut niveau d’expertise et de conserver une utilité sociale. C’est par exemple le cas pour les médecins ou les enseignants. En effet, parmi les diplômés du supérieur, on compte plus de retraités actifs que de retraités inactifs (32% contre 20%). Ce sont principalement des hommes vivant en couple et travaillant à temps partiel.

Le dernier profil représente 25% des retraités actifs, c’est celui des non-salariés, hors profession libérale. Ils sont généralement titulaires d’un diplôme de niveau intermédiaire. Là encore, ce sont en majorité des hommes qui exercent une activité à temps complet. Pour certains d’entre eux, cette situation s’explique par la difficulté à trouver un repreneur. Ce sont donc des retraités aux multiples visages et aux motivations tout aussi différentes qui poursuivent une activité professionnelle.

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