Article mis à jour le 11 juin 2026 à 19:20
A l’initiative du syndicat étudiant La Cocarde, un slogan suprémaciste blanc a été collé sur les murs d’enceintes des Universités de Perpignan et Narbonne. Ce slogan entend dénoncer un prétendu racisme anti-blanc, thème cher à l’extrême droite.
Mise à jour du 11/06/2026 : L’Université de Perpignan a annoncé avoir déposé plainte et dénonce une « salissure porteuse de division et de haine ». Tout le détail ici.
Des lettres noires sur fond blanc et un message explicite : « White Lives Matter ». A Perpignan, le syndicat étudiant d’extrême droite La Cocarde a revendiqué, ce mardi 9 juin, un collage sur le mur d’enceinte de l’Université Perpignan Via Domitia (UPVD), devant lequel posent deux militantes. Ce slogan, qui signifie « les vies blanches comptent », est une expression propagée par des groupes suprémacistes blancs aux Etats-Unis depuis une dizaine d’années en réponse au mouvement Black Lives Matter ; lui même apparu en 2013 après la mort de Trayvon Martin, un homme noir tué par un agent de sécurité privé blanc, lequel sera acquitté par la Justice américaine, ce qui avait déclenché une vague d’indignation Outre-Atlantique.
Hommage à Henry Nowak, vague raciste à travers l’Europe
Dans le post relayant leur collage, les militants de la Cocarde expliquent qu’il s’agit d’un « hommage à Henry Nowak, jeune homme de 18 ans tué sauvagement ». Les militants font référence au meurtre d’un étudiant anglais, assassiné à Southampton en 2025 par un homme Sikh, Vickrum Digwa. La nuit des faits, Vickrum Digwa a faussement affirmé avoir été victime d’une agression raciste lorsqu’il a appelé la police sur les lieux du crime après avoir, lui, poignardé Henry Nowak à quatre reprises.
Une fois sur place, comme le montre la vidéo des caméras-piétons diffusée récemment par la police et devenue virale sur les réseaux sociaux, les agents ont traité Henry Nowak comme un suspect. Ils l’ont menotté et ont ignoré ses plaintes de douleur. Avant de finalement reconnaître la gravité de sa blessure et de tenter de le réanimer, en vain.
Ces dernières semaines, cette affaire est récupérée par de nombreux partis et mouvements politiques affiliés à la droite radicale, partout en Europe. En France, le collectif identitaire et qui se revendique féministe, Némésis, a également posé devant l’Assemblée Nationale avec des pancartes « White Lives Matter ».
La Cocarde s’implante à Perpignan
A Perpignan, la Cocarde écrit sur ses réseaux sociaux au sujet de l’affaire Nowak que « le racisme (anti-blanc, ndlr) existe, et Henry en est une victime. Nous ne l’oublierons pas. Et nous n’oublierons pas la complicité de l’Etat ».
Lors des dernières élections étudiantes de mars dernier, la Cocarde a atteint un score de 8,86% à l’UPVD. Un résultat dont le syndicat s’est félicité sur ses réseaux sociaux, saluant « un score solide qui montre que l’alternative patriote s’installe durablement et continue de convaincre les étudiants ». Contactée, la Cocarde n’a pas répondu aux sollicitations de Made in Perpignan à l’heure de boucler ces lignes.
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