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Incendie : « On prend tout ce qu’on trouve, des matelas de sol aux lits des écoles maternelles », à Thuir l’hébergement de 300 personnes s’organise dans l’urgence

Article mis à jour le 6 juillet 2026 à 07:15

Le feu qui ravage les Pyrénées-Orientales continue de s’étendre ce dimanche soir. Alors qu’une vingtaine de communes et plus de 10 000 personnes sont en cours d’évacuation, l’hébergement s’organise dans l’urgence. Comme à Thuir, où les services municipaux mettent tout en oeuvre pour pouvoir accueillir près de 300 personnes. Stéphane Mestres, maire de Thuir, détaille une situation volatile qui évolue « au fil des minutes ».

La préfecture a activé une cellule d’information du public (y compris pour proposer votre aide), joignable au 09 70 80 90 40. Retrouver notre direct ici.

Comment s’organise l’arrivée des personnes évacuées ce dimanche soir ? 

On a déclenché le plan communal de sauvegarde (PCS) au milieu de l’après-midi. Dans la foulée, la salle dédiée à l’accueil a été immédiatement ouverte : il s’agit de la Maison du citoyen. Ensuite, les services de la préfecture sont arrivés. Depuis, on gère la situation en fonction de l’évolution des événements.

Qui accueillez-vous actuellement, et combien de personnes sont déjà passées par Thuir ?

On accueille pas mal de personnes d’Ille-sur-Têt. On a déjà assuré des repas. Il y a beaucoup de personnes qui sont venues puis reparties, parce qu’elles avaient de la famille ailleurs. D’autres sont restées. On a vu transiter plusieurs centaines de personnes ces dernières heures.

Les sinistrés qui en auraient besoin ce soir peuvent donc dormir sur place ?

Oui. Là, on s’est organisé pour accueillir environ 300 personnes à 400 personnes. Après, il y a aussi des hébergements sur Canohès, sur Perpignan. Il y en a partout. Les collectivités s’organisent pour venir en aide aux communes évacuées.

Comment organise-t-on, concrètement, l’hébergement de plusieurs centaines de personnes en urgence ?

Avec tout ce qu’on peut trouver pour permettre aux gens de passer une nuit à peu près normale. On prend les lits des écoles maternelles, les lits de camp, les tapis de sol des gymnases… Tout ce qu’on peut trouver. On s’organise en fonction du nombre de personnes qui pourraient arriver, en fonction de l’avancée des informations qui nous parviennent.

La situation semble changer d’heure en heure. Comment s’adapte la commune ?

Oui, complètement. Il y a encore une heure ou deux, Thuir ne devait pas être centre d’hébergement, parce que la préfecture préférait orienter les personnes vers Perpignan. Et puis finalement, avec l’évolution de l’incendie et l’évacuation d’un nombre plus important de sinistrés, il est apparu plus logique d’adapter le dispositif. On s’organise et on s’adapte comme une base arrière. On réagit en fonction de ce qui se passe, au mieux et avec les moyens dont nous disposons.

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