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« Le Fil à Métisser », renouer les liens avec habitants de Saint-Jacques et Nouveau Logis

Saint Jacques

Article mis à jour le 15 novembre 2022 à 18:03

Ce mardi 15 novembre, Le Fil à Métisser organisait un colloque pour échanger autour des médiations. Depuis 10 ans, l’association travaille avec les habitants des quartiers Saint-Jaques et Nouveau logis à Perpignan. « Notre mission est de permettre la rencontre entre les usagers et les professionnels ».

De l’école aux soignants en passant par les services sociaux, Le Fil à Métisser donne une voix aux familles gitanes désocialisées. Échange avec Marion Hullo, psychologue et thérapeute familiale et coordinatrice des actions de l’association.

Expliquez-nous Le Fil à Métisser ?

« Notre mission est de favoriser la relation entre les usagers et les professionnels de santé ou d’éducation sociale. Les psychologues font des médiations par exemple dans les lieux d’accueil enfants parents. Nous intervenons également pour faire le lien entre la famille et l’école. Tout notre projet associatif s’inscrit dans le champ de la médiation. Ce dialogue qui permet la rencontre entre un usager et une institution ou un professionnel« . Marion Hullo d’insister : « vous savez nous avons à faire à des publics très précarisés, qui vivent avec des problématiques importantes et dans plusieurs domaines.

Ce sont des gens qui mettent de côté leur santé, et en particulier les femmes. Parfois, elles ne peuvent pas honorer leur rendez-vous ou ne font pas valoir leurs droits. Ce sont des personnes parfois totalement désocialisées ». L’association Le Fil à Métisser travaille sur le volet santé au sens de la définition de l’OMS. La santé physique ou psychique peut être impactée par des facteurs sociaux, environnementaux. Ainsi précise Marion Hullo, « quand une famille vit dans un logement insalubre, l’action de médiation santé sera freinée tant qu’une solution au niveau du logement ne sera pas trouvée« .

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Parler pour lever les blocages

Sandrine travaille au Fil à Métisser depuis 3 ans. « Je suis moi-même une maman gitane. Aujourd’hui, j’anime des groupes de parole ». « Se sentir bien au collège » est un groupe de parole pour les pré-adolescents déscolarisés en souffrance des quartiers Saint-Jacques et Nouveau Logis. Les tout-petits qui ne veulent pas « laisser maman«  ont aussi leur groupe de parole ; « les troubles liés à la séparation ». Des groupes pour tenter de dépasser la difficulté de la séparation des enfants d’avec leur maman au moment d’aller à l’école.

Enfin, un troisième groupe de parole répond aux questionnements d’un enfant différent. Sandrine se rappelle : « Avant, on ne savait pas qui pouvait nous aider quand on a un enfant avec des troubles du comportement. On le gardait à la maison et on le mettait devant la télévision. Maintenant, plusieurs de ces enfants vont à l’école. Pour nous, c’était impossible de dire que notre enfant était malade ; maintenant la confiance avec Marion ou Shereen s’est installé, et on arrive à en parler ».

« Médiations plurielles » pour échanger sur les bonnes pratiques entre professionnels

Tous les ans l’association Le Fil à Métisser organise des débats, et tous les 4 ans un colloque. Le précédent colloque avait traité « l’histoire des gitans en Catalogne » et « les démarches en santé communautaire ». Cette année, tables rondes et ateliers ont permis aux 150 participants, médiateurs, soignants ou intervenants sociaux d’échanger sur leurs pratiques et les moyens d’utiliser la médiation dans leur quotidien. « L’objectif est de parler de médiation culturelle, sociale, santé et scolaire« .

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