Revue de presse du 8 août l Ils ont parlé des Pyrénées-Orientales

France, Perpignan, 2021-05-19. Illustration, start of Covid-19 vaccination for all ages in France shortly before summer. Example of the vaccinodrome at the Perpignan exhibition centre. Photograph by Arnaud Le Vu / Hans Lucas.
France, Perpignan, 2021-05-19. Illustration, debut de la vaccination Covid-19 pour tous les ages en France peu avant l ete. Exemple du vaccinodrome du parc des expositions de Perpignan. Photographie de Arnaud Le Vu / Hans Lucas.

♦ Covid-19 – Une évolution en dents de scie

⊕ L’Express / Covid-19 : derrière la hausse des hospitalisations, quelques signaux positifs

Alors que le nombre de personnes hospitalisées continue sa progression, le taux d’incidence et les contaminations quotidiennes stagnent. Au premier abord, le tableau est sombre sur le plan sanitaire ; après la Corse mardi, la Provence-Alpes-Côte d’Azur et la région Occitanie ont déclenché le plan blanc mercredi. (…) Sur le plan géographique, la baisse du taux d’incidence est constante dans une vingtaine de départements ; parmi lesquels Paris, la Gironde, les Pyrénées-Orientales et les Landes. Dans les Pyrénées-Orientales ; alors qu’on y détectait 636 cas pour 100 000 habitants le 18 juillet, le taux d’incidence a depuis été ramené à 534. À noter que le département s’était distingué en étant parmi les premiers à remettre en place des restrictions sanitaires à la mi-juillet avec la fermeture des bars et restaurants à 23 heures.

⊕ Le Figaro / Covid-19: l’épidémie ralentit, mais se maintient à des niveaux très élevés

APRÈS une augmentation très forte des contaminations tout au long du mois de juillet, l’épidémie a ralenti son rythme de progression ces derniers jours. Depuis le 30 juillet, le nombre de contaminations s’est stabilisé sur un plateau élevé autour des 21 000 cas quotidiens. Les hospitalisations et les admissions en réanimation sont en revanche toujours en hausse avec plus de 600 personnes admises quotidiennement à l’hôpital, dont environ 150 en soin critique. (…) La situation est jugée très préoccupante dans plusieurs départements d’outre-mer mais aussi en Corse, en Paca ou en Occitanie. L’incidence est en revanche en baisse dans les Pyrénées-Orientales et en Haute-Corse, deux départements très prématurément touchés en juillet. Elle y reste cependant à des niveaux très élevés, avec plus de 500 cas pour 100 000 habitants dans les Pyrénées-Orientales et près de 800 en Haute-Corse.

♦ Covid-19 – Plan blanc et hôpital sous tension

⊕ France Info / “Notre plus jeune patient Covid a 32 ans, sans comorbidités”

Alors que la barre des 1 000 patients français en réanimation a été de nouveau franchie jeudi, les services de soins critiques voient arriver des patients plus jeunes et moins vaccinés. La quatrième vague est bien là. Au 29 juillet, la France a enregistré 25 190 cas confirmés de Covid-19, contre 21 909 la semaine précédente. Et selon une publication de la Drees mise en ligne le 30 juillet, les “non-vaccinés représentent près de 85% des entrées hospitalières”. Une étude qui renforce le sentiment des équipes soignantes contactées par franceinfo, qui décrivent une évolution du profil des patients. “Les gens hospitalisés chez nous ne sont pas vaccinés et la moyenne d’âge est inférieure à 60 ans, affirme ainsi une soignante de l’hôpital de Perpignan (Pyrénées-Orientales). Certains ont même la vingtaine.”

⊕ Le Monde / Covid-19 : en France, des patients plus jeunes en réanimation

Un net rajeunissement des personnes admises à l’hôpital s’observe un peu partout en France depuis quelques semaines. Ces patients jeunes n’ont pas de comorbidité et ne sont pas vaccinés. (…) Outre la vaccination, le deuxième facteur expliquant la hausse des hospitalisations chez les plus jeunes est l’incidence très forte dans cette classe d’âge – plus de 600 cas pour 100 000 personnes au niveau national. A Perpignan, dans les Pyrénées-Orientales, Hugues Aumaître, chef du service maladies infectieuses du centre hospitalier, évoque une « hyperépidémie » dans ce territoire touché le plus précocement par la quatrième vague.

♦ Le pass sanitaire dans les Pyrénées-Orientales

⊕ Le Figaro / Tourisme: les Pyrénées-Orientales testent le passe sanitaire

Pourquoi tant d’empressement à mettre ici en œuvre une mesure parfois décriée ailleurs ? Face à une épidémie galopante, les restaurateurs et les hôteliers de Pyrénées-Orientales ont pris les devants. Leur département est celui de métropole où le Covid-19 circule le plus. Après un bon mois de juillet en termes d’activité, ils ont suggéré au préfet, Étienne Stoskopf, de mettre en œuvre, dans des établissements volontaires, le passe sanitaire pour accéder à leurs tables et même leurs terrasses jusqu’à 2 heures du matin. Une mesure identique à celle qui sera appliquée dans tout le pays à partir du 9 août.

⊕ Le Figaro / Le bilan amer des restaurateurs qui expérimentent le passe sanitaire

Partout en France depuis la semaine dernière, des restaurants et des bars expérimentent le passe sanitaire avec un temps d’avance. Si certains profitent du délai laissé par le gouvernement pour s’entraîner à la mise en place logistique de l’outil de manière informelle, d’autres restreignent d’ores et déjà l’accès à leur établissement pour les personnes ne possédant pas de QR Code. Dans les Pyrénées-Orientales, où un couvre-feu à 23h est imposé aux bars et restaurants depuis le 18 juillet, le préfet a ainsi autorisé certains établissements à ouvrir jusqu’à deux heures du matin sous réserve de contrôler le passe sanitaire de manière systématique. Des professionnels ont alors vu dans le dispositif une opportunité d’échapper aux pertes économiques liées au couvre-feu. Après quelques jours d’expérimentation, le bilan est cependant plus que mitigé.

⊕ France Inter / Pass sanitaire dans les restaurants : entre insultes d’anti-pass et antivax, menaces et faux avis sur internet

Sur Google ou Tripadvisor, des internautes anti-pass sanitaire se mobilisent contre les restaurants qui le mettent déjà en place. Des cabales s’organisent pour donner des faux avis et de mauvaises notes. (…) Sur certaines pages, comme à Perpignan et de Deauville, le site Tripadvisor a décidé de couper, pour un temps, la publication de nouveaux avis. Ces commentaires négatifs par centaines font baisser la note du restaurant et peuvent salir sa réputation sur internet. “Donner un faux avis, dénigrer, c’est un préjudice. Il peut y avoir un manque à gagner et donc l’auteur du commentaire peut-être attaqué en justice”précise l’avocat Arnaud Dimeglio, spécialiste des nouvelles technologies.

♦ Philippot, l’ex-RN devenu anti-pass

⊕ Le Monde / Florian Philippot tente de surfer sur le mouvement anti-passe sanitaire

Manifestant depuis l’automne 2020 contre la politique sanitaire, l’ancien conseiller de Marine Le Pen veut occuper l’espace à moins d’un an de la présidentielle. Certaines choses ne changent pas chez Florian Philippot. Quatre ans après son départ du Front national (ancêtre du Rassemblement national, RN), l’énarque donne toujours ses rendez-vous dans le très chic 6e arrondissement de Paris et croit encore avoir un destin national. En ce mois d’août maussade, M. Philippot est de bonne humeur. Le mouvement contre le passe sanitaire connaît une mobilisation croissante et inédite pour un été. Samedi 7 août, cela fera « trente-huit semaines » – soit depuis la fin de l’automne 2020 – que lui et sa formation appellent à s’opposer au « passeport vaccinal » .

(…) Reste qu’au Rassemblement national, on regarde le retour de M. Philippot sur le devant de la scène avec agacement. « Il veut la lumière des projecteurs, il n’y a que cela qui l’intéresse. Les réseaux sociaux poussent les gens comme lui à perdre la notion des réalités » , pique Louis Aliot, maire de Perpignan et vice-président. Pour lui, son ancien camarade s’est « beaucoup radicalisé. Ce sera le candidat “ antivax ” à la présidentielle » .

♦ La formation des élus, le bon filon du RN

⊕ Libération / La formation des élus, l’atout bénéf du Rassemblement national

Séjours dans des palaces, notes de frais hasardeuses… L’institut du parti d’extrême droite, chargé d’organiser des séminaires, utilise sans lésiner le budget alloué par les régions. Conséquence mécanique de ses mauvais résultats aux élections régionales et de la baisse de son nombre de sièges, le Rassemblement national (RN) a perdu une partie de ses capacités de formation pour ses élus. Mais aussi une de ses sources d’argent (public) pour des proches de Marine Le Pen. (…) Pour une raison de confiance, les postes de l’institut sont réservés à un cercle très fermé de proches de Le Pen. «Parfois la place est pour un cadre méritant qui a une perte d’argent temporaire», rapporte une source au RN. L’Iforel a ainsi compté, parmi ses dirigeants, l’actuel maire de Perpignan, Louis Aliot, ou Sophie Montel, ancienne présidente de groupe en région, trente ans de Front, partie en 2017. 

♦ La hêtraie de la Massane fait le Une

⊕ L’Express / La hêtraie de la Massane, une forêt inexploitée par l’homme classée à l’Unesco

Argelès-sur-Mer (France) – Le hêtre préfère habituellement l’humidité et les températures fraîches. Il s’est pourtant fait une place au soleil dans la forêt de la Massane (Pyrénées-Orientales) ; qui surplombe la Méditerranée. Et jouit depuis quelques jours d’une nouvelle notoriété grâce à son classement au patrimoine mondial de l’Unesco. Jusqu’à la fin du XIXe siècle, la zone était exploitée pour le charbon de bois pour les forges catalanes. Les coupes ont été suspendues vers 1885 pour laisser cette forêt en libre évolution. Les arbres échappent à toute intervention humaine depuis plus de 150 ans, voire 300 ans pour les plus anciens. 

♦ Le 20/20 resiste

⊕ Télérama / À Perpignan, fief du RN, le festival Vingt sur Vingt garde un tempo radical

Un rassemblement électro dans une ville tenue par l’extrême droite ? Jusqu’au 20 août, un night-club baroque de la zone industrielle voit converger DJ, rockeurs garage ou jazzmen déviants pour entretenir la flamme alternative. On y était…Dans la zone industrielle sud de Perpignan (Pyrénées-Orientales), une casse automobile, un hôtel Formule 1 et les immenses cuves en inox d’une coopérative viticole. Et puis, au milieu, le club Pyrénéon, planqué derrière un demi-cercle de bambous, de containers et d’antiques camions, façon cow-boys assiégés. Un îlot de bonheur qui semble être tombé du ciel. Est-on dans un vieux western ou un film de David Lynch ? 

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