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Agir maintenant pour limiter l’impact du réchauffement climatique

07/07/2020, Le Barcares, France, Etangs © Arnaud Le Vu / MiP / APM

Publié en février 2022, le deuxième volet du rapport du GIEC lançait un cri d’alerte sur les conséquences du changement climatique. Un mois plus tard, le troisième et dernier volet du GIEC revient une nouvelle fois sur l’importance d’agir dès maintenant pour limiter l’impact du réchauffement climatique sur la planète.

♦ Une action immédiate obligatoire

Le rapport du GIEC est alarmant : sans une réduction immédiate et radicale des émissions dans tous les secteurs, il sera impossible de limiter réchauffement planétaire de 1,5°C. Depuis 2010, les coûts de l’énergie solaire, de l’énergie éolienne et des batteries n’ont cessé de diminuer ; parfois jusqu’à 85%. Les politiques et les nouvelles lois permettent d’améliorer le rendement énergétique et d’accélérer le développement des énergies renouvelables.

Selon Hoesung Lee, le président du GIEC, « nous nous trouvons à la croisée des chemins. En prenant les bonnes décisions aujourd’hui, nous pouvons garantir un avenir vivable. Nous disposons des outils et du savoir-faire nécessaires pour limiter le réchauffement ».
L’homme se dit optimiste car il constate que les mesures climatiques sont efficaces. En les multipliant et en les renforçant, les émissions de gaz à effet de serre vont se réduire.

> À lire aussi notre article : Rapport du GIEC | Il est encore temps d’agir pour sauver la planète !

♦ Des solutions existantes et à développer

Pour limiter le réchauffement climatique, il est essentiel d’appliquer des mesures de transition, en particulier dans le secteur énergétique. Il faut, par exemple, réduire l’utilisation des combustibles fossiles ou améliorer le rendement énergétique en utilisant des carburants de substitution, comme l’hydrogène.

Coprésident du Groupe de travail III du GIEC, Priyadarshi Shukla confie : « si nous opérons les bons choix en matière de politique, d’infrastructures et de technologies, nous pourrons changer nos modes de vie et nos comportements, avec à la clé une diminution de 40 à 70% des émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2050 ».

Pour sauver la planète, il faut également miser sur une utilisation plus efficace des matériaux, encourager la réutilisation ou le recyclage des produits et réduire les déchets. Un quart des émissions mondiales est engendré par le secteur industriel. C’est donc un véritable défi qui attend la population mondiale.

Pour compenser les émissions de gaz à effet de serre, l’agriculture, la foresterie et les nouvelles affectations des terres sont capitales. Cependant, les terres ne pourront pas compenser l’ajournement des réductions d’émissions dans les autres secteurs. Des actions ciblées sont nécessaires pour s’adapter au changement climatique tout en conservant l’approvisionnement en nourriture et en eau et en préservant les moyens de subsistance.

Agir maintenant pour limiter l’impact du réchauffement climatique

> À lire aussi notre article : Le tourisme de nos montagnes au cœur des enjeux du changement climatique

♦ Un futur proche décisif 

Pour limiter le réchauffement à 1,5°C, les émissions mondiales de gaz à effet de serre devraient atteindre leur niveau maximal en 2025, puis se réduire de 43% avant 2030. Le coprésident du GIEC, James Skea est formel : « Si nous n’agissons pas aujourd’hui, il sera trop tard : nous ne pourrons plus limiter le réchauffement de la planète à 1,5°C ». Pour obtenir une stabilisation de la température de la planète, il faut que les émissions de dioxyde de carbone soient égales à zéro. Et ce, dès le début des années 2050.

Ce rapport du GIEC précise que les capitaux et les liquidités à l’échelle planétaire sont suffisants pour atteindre le montant à investir pour limiter l’élévation de la température. Toutefois, les gouvernements auront un rôle très important à jouer. En effet, ils devront adopter des mesures financières et politiques beaucoup plus fermes qu’actuellement.

Comme le souligne James Skea, « ce rapport montre qu’en agissant aujourd’hui, nous donnerons sa chance à un monde plus juste et plus durable ».

Marche pour le Climat Perpignan 25 Mai 2019 © Arnaud Le Vu / MiP

> À lire aussi notre article : Décarbonation de l’industrie française, les annonces du plan France 2030

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