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KikiMagTravel à la rencontre du grand Salvador Dalí

Depuis son retour de Vancouver, notre blogueuse voyage préférée a un pied de l’autre coté des Pyrénées. Cette semaine elle joue les guides dans la ville de Salvador Dalí, le chantre du surréalisme. Perpignan et sa gare sont également marqués par Dalí, le peintre aux moustaches célèbres surnomma la gare du Perpignan, Le Centre del Món, nom qu’elle porte encore aujourd’hui. Place à KikiMagTravel.

 « Regarder, c’est inventer… »

Certains le savent déjà, j’ai eu l’opportunité de participer à un blog trip qui met en valeur la jolie ville de Figueres. Un lieu phare du Nord de la Catalogne. Venir dans cette région, est à coup sûr synonyme d’évasion sur la Costa Brava délaissant Figueres pour la très réputée Cadaquès. Et pourtant… c’est une étape que l’on ne doit pas négliger dans son parcours. Je le dis en connaissance de cause car cette ville m’a vue grandir. J’y ai passé de nombreux dimanches en famille toujours placés sous le signe de la bonne humeur et de la convivialité. Mais cette fois ci, j’en découvre les nombreuses facettes, marchant sur les traces du célèbre peintre Salvador Dalí. Nous allons également flâner dans les ruelles et découvrir le musée du jouet de la Catalogne. N’ayez crainte, on va aussi très bien mangé ! Le programme vous semble-t-il alléchant ? Alors, c’est parti !

♦ Comment va-t-on à Figueres ?

Pas d’aéroport à Figueres, les plus proches sont ceux de Gérone, Barcelone ou Perpignan. Le plus simple est de s’y rendre, en train, en bus ou en voiture. Venir en train avec la RENFE-SNCF ? Cette compagnie transfrontalière propose des trajets depuis 21 villes. Ces lignes nous permettent, depuis la France, de visiter l’Espagne plus facilement. Si vous êtes tout comme moi de Perpignan, ce n’est pas très avantageux de prendre le train Renfe Scnf pour aller à Figueres. Cela coûte environ 36 euros aller/retour pour 20 minutes de trajet. Si vous venez, de Montpellier, Toulouse ou Marseille, en revanche, c’est déjà beaucoup plus raisonnable. Je me suis amusée à faire un petit comparatif en partant de Montpellier avec Ouibus et je peux vous dire que le ticket de bus A/R coûte 30 euros plus cher. Venir en voiture est aussi une bonne solution surtout si vous choisissez l’option Blablacar.

♦ Bon à savoir 

  • On dit Figueres en Catalan et Figueras en Castillan.
  • Figueres est situé en Catalogne dans la région catalane et historique de l’Empordà. Géographiquement nous sommes en Espagne, mais pour moi, la Catalogne possède sa propre identité. Mais cela, c’est un autre sujet.
  • Dalí est né et mort à Figueres. Ce qui en fait une ville unique en son genre. Venir ici, c’est partir sur les traces du peintre le plus célèbre de Catalogne. L’un ne va pas sans l’autre.
  • Que manger de bon ? Des spécialités catalanes, des tapas, du Serrano et du Pata Negra (le meilleur ). Il existe un large de choix de bonnes adresses qui vous feront devenir un vrai catalan.
  • Pour rejoindre le centre-ville de Figueres depuis la gare Vilafant, compter environ 20 minutes de marche. Inutile donc de prévoir un transport à votre arrivée.
  • Figueres est un bon point d’ancrage pour partir visiter Roses, Cadaquès et ses alentours. Ce sont des destinations qui se trouvent dans la même région. On peut facilement y passer une semaine sans s’ennuyer. Vous pouvez relire mon article sur Cadaquès pour le plaisir.

♦ Sur les traces de Dalí 

Commençons par l’hôtel restaurant Duran. Notre première étape, lieu particulièrement apprécié par Salvador Dalí, un genre de fief dans lequel il aimait venir et revenir. De nombreuses photographies attestent du plaisir de l’artiste à venir dans ce lieu. Notre guide nous fait découvrir les marques de cet intérêt.

♦ Direction le Musée de Dalí, lieu de la liberté parfaite.

L’extérieur est déjà bluffant, l’édifice qui abrite le musée, ses couleurs et ses détails nous laissent perplexe. Ces éléments architecturaux sont loin d’être une marque de folie de la part des bâtisseurs. Oh non bien au contraire ! Sur cette façade sont rassemblés tous les symboles de la vie et de la perpétuation de l’espèce humaine. Que ce soit les petits pains, les œufs perchés tout là-haut ou les couleurs flamboyantes, tout nous raconte une histoire et bien souvent son histoire.

Il m’est difficile de résumer la vie de Salvador Dalí en seulement quelques lignes, mais je vais néanmoins essayer de vous livrer les faits les plus marquants pour vous aider à apprécier ses œuvres à leur juste valeur. Il faut savoir qu’il n’a pas eu une enfance facile. Ses parents ont perdu un premier né qu’ils avaient aussi nommé Salvador. Ils ne s’en sont jamais vraiment remis et Dalí a fait les frais de ce traumatisme, vivant sa vie dans l’ombre de son frère décédé. C’est donc très jeune qu’il plonge dans la peinture, prouvant au monde que les œuvres étaient bien celles du Salvador vivant et non celles de son ainé disparu. La plupart de ses créations cachent encore cette amertume. Heureusement, il rencontrera, Gala qui deviendra sa muse et son épouse. Celle qui l’a inspiré tout au long de sa vie et qui a marqué son histoire. Gala est le fil rouge de ce musée, son image se disséminant dans chacun de ses recoins.

« La différence entre moi et un fou, c’est que moi je ne suis pas fou… » Salvador Dalí

Cette phrase représente particulièrement bien le personnage de Dalí, loin d’être fou, il était bien plus réaliste que la plupart d’entre nous, allant même jusqu’à faire parti de ce mouvement pictural appelé le Surréalisme. Personnellement, je dirai qu’il s’agit plus d’une forme d’excentricité, comme un moyen d’exprimer ses sentiments en devenant un génie.

C’est en 1974, à l’apogée de sa prodigieuse carrière, qu’il inaugure le « Teatro Museo Dalí ». Quelques années plus tard, Gala décède et sa santé se dégrade. Il meurt 7 ans plus tard, le 23 janvier 1989. Il fut ensuite inhumé dans son musée et son corps repose en paix sous le dôme que vous voyez sur les photos ci dessous.

Après ce rapide rappel de la biographie de l’artiste, plongeons dans ce musée incroyable. Sûrement le plus intrigant que j’ai vu dans ma carrière de baroudeuse. Ce n’est pas la première fois que je rentre dans son univers, j’y étais déjà venue auparavant mais il s’agit de ma première visite guidée. Autant vous dire que je vois immédiatement la différence, découvrir ce musée avec une guide est indispensable pour comprendre tout cet art complexe. Et oui, les kikis j’ai enfin compris ces œuvres. Notre guide était une vraie passionnée et connait Dalí sur le bout des doigts. Lorsqu’elle nous parle de sa vie et de ses œuvres, elle nous transmet toutes sa connaissance et sa passion, et nous fait vivre une superbe expérience. Elle nous livre aussi beaucoup de détails sur son quotidien et ses plus grandes phobies parfois assez troublantes. On comprend alors, qu’au delà de toute cette apparente excentricité, il est avant tout un être torturé et angoissé.

Notre guide nous parle de Gala, la grande poétesse, et nous conduit face au tableau représentant un bout de pain… Nous sommes à dix milles lieues d’imaginer qu’en réalité cela symbolise le sein de Gala. Signe de l’imagination débordante du grand Dalí. Nous découvrons ensuite les lieux qu’il affectionnait tout particulièrement mais aussi les personnes qu’il détestait. J’ai appris que Picasso et Salvador Dali n’entretenaient pas de relations très cordiales. Dali a d’ailleurs exprimé à travers une caricature, ses sentiments complexes vis-à-vis du grand Pablo Picasso. Un mélange de frustration, de jalousie et d’admiration inassouvie. Toutes ces informations ont rendu cette visite encore plus passionnante.

Ce musée laisse libre court à notre imagination et nous plonge dans un univers de passion et de créativité. Quand je quitte les lieux, je prends conscience que Dalí est le genre de personnages que j’aurais aimé rencontrer dans une autre vie. Lui serrer la moustache, l’entendre raconter sa vie ou juste le voir réaliser une œuvre, son âme m’a touchée sans réellement en connaître la raison. Peut-être parce que moi-même, je suis un peu perturbée, je vacille entre la réalité et l’imaginaire, et je ne cesse de me remémorer toutes ces découvertes.

♦ « Il y a toujours un moment dans leur vie où les gens s’aperçoivent qu’ils m’adorent…” 

Bah oui, Dalí tu as raison. En ce moment même, je t’adore!

♦ Infos pratiques 

♦ « La gastronomie est l’art d’utiliser de la nourriture pour créer du bonheur… »

  • Pour cette journée de blog trip, nous avons testé le restaurant El Pelegri. Un 4 étoiles. Autant vous dire que ce n’est pas le genre de restaurant dans lequel je vais habituellement, mais comme les plats étaient excellents et revisités au goût du jour, je me dois de vous en faire un bon retour. Si vous êtes à la recherche d’une mousse au chocolat aussi légère qu’une plume, alors vous êtes au bon endroit. Oui, je sais vous prendre par les sentiments.
  • La Sidreria Txot’s propose d’excellents tapas à petits prix. C’est MON incontournable. J’y ai mangé une bonne dizaine de fois. Et vous savez quoi ? Je ne m’en lasse pas, il y a toujours une chouette ambiance !
  • Le petit restaurant Can Badó. Ce lieu très cosy se cache dans les ruelles de Figueres. On y mange des plats typiques catalans et méditerranéens qui donnent envie à chaque fois de revenir. Vous y trouverez des menus à 14€80 entrée/plat/dessert.
  • Pour ceux qui recherchent du jambon de qualité, je vous conseille l’Ibericus. Un coup de cœur! Il propose même des croissants au jambon pour le goûter. Miam 😋

♦ Flânez à travers les ruelles

Les ruelles de Figueres ne sont pas toutes colorées et photogéniques, ce serait vous mentir mais quand on déniche celles qui savent nous attendrir, on est aux anges! Clichés surprenants dans la boîte! On y rencontre même des peintres qui sont bercés par l’atmosphère artistique qui règne ici. J’adore !

On va aussi à Figueres pour y faire les boutiques. Oui car cette petite ville a le mérite d’abriter des grandes enseignes comme Bershka, Zara ou Mango. Pour débuter votre halte shopping, rendez vous à la place de l’Ajuntament.

Si vous êtes fan de marchés, ne vous inquiétez pas, il y a ce qu’il faut. Le plus connu est celui des fruits & légumes, tous les mardis, jeudis & samedis. Pour connaître tous les détails et les différents marchés, dirigez vous vers le site Ajuntament de Figueres.

 ♦ Le Musée du Jouet de Catalogne

Le musée du Jouet de Catalogne n’est pas forcément un arrêt obligatoire mais nous avons quand même passé un chouette moment à travers des siècles et des siècles de jouets. Cette collection privée appartient à Josep Maria Joan Rosa et Pilar Casademont Sadurní. Ils ont derrière eux plus de vingt-deux ans de passion pour les jouets. Ce que j’ai le plus aimé pendant cette visite, ce sont les immenses maisons de poupées. J’aurais aimé en ramener une à la maison. Mais non, je bave comme une enfant en attendant un jour, d’en construire une aussi belle. Bref, ce musée a réussi à réveiller mon âme d’enfant même si ça n’a pas été mon coup de cœur de la journée.

Infos pratiques: Entrée plein tarif : 7 €, 5€60 pour les enfants de 6 à 16 ans et entrée gratuite les moins de 5 ans. Pour connaître les heures d’ouverture, consultez leur site internet.

♦ Les mots de la fin 

Je remercie Empordà Turisme, Renfe SNCF & Tryptic comunicació pour ce blog trip réussi. Grâce à eux, j’ai pu vivre un moment unique que je ne suis pas prête d’oublier de si tôt. Je ne sais pas si vous allez me croire mais cet article m’a pris un temps fou. Il est difficile de parler d’un artiste et de sa vie. J’avais envie d’être à la hauteur de ce personnage même si je sais pertinemment que personne ne le sera jamais. Malgré tout, j’espère vous avoir donné une bonne image de ce musée, de Dalí et de Figueres, car au delà de ce blog trip, c’est un article qui me tenait vraiment à cœur ❤

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