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Mobilisation du 5 novembre à Perpignan : salaires, services publics et réforme fiscale au cœur des revendications syndicales

Grève, manifestation : les syndicats montent au créneau pour défendre le pouvoir d’achat et obtenir de meilleurs salaires. Leur mobilisation vise également à alerter sur la situation des services publics, de l’emploi comme de l’industrie, au moment où des plans sociaux inquiètent dans les Pyrénées-Orientales.

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Ce vendredi 30 octobre, plusieurs organisations syndicales étaient réunies au rond-point de Castorama pour distribuer des tracts aux automobilistes. L’objectif : mobiliser le plus grand nombre pour la manifestation intersyndicale de ce jeudi 5 novembre.

« Nous voulons réduire les 200 milliards donnés aux grandes entreprises »

Le secrétaire général des Pyrénées-Orientales de Force Ouvrière, Jérôme Capdevielle, était présent parmi les organisations syndicales sur le rond-point de Castorama. « Nous considérons que lorsqu’on se lève le matin et qu’on va travailler, on doit pouvoir vivre décemment et dignement du fruit de son travail. Personne ne devrait avoir de problématiques pour remplir le frigo jusqu’à la fin du mois. Nous sommes au point mort en matière de social dans le pays. »

Parmi les revendications intersyndicales, Jérôme Capdevielle insiste sur l’augmentation générale des salaires et estime que l’effort doit être partagé. « Les grandes entreprises ont les moyens et les reins solides par rapport aux TPE. Nous voulons réduire les plus de 200 milliards qui leur sont donnés sans contrepartie chaque année. Cela ne signifie pas qu’il faut tout supprimer, mais plutôt prendre le temps de faire le tri. Ensuite, nous souhaitons réorienter les aides vers les dispositifs les plus utiles, en privilégiant celles et ceux qui participent à l’effort national, c’est-à-dire les salariés. »

« Nous voulons plus de moyens »

Comme les autres organisations syndicales présentes vendredi dernier à Castorama, la Fédération Syndicale Unitaire (FSU) porte plusieurs revendications.

« Nous voulons l’augmentation des salaires, l’arrêt du gel du point d’indice, la défense des services publics mais aussi plus de moyens et un avenir pour la jeunesse », explique Géraldine Morales, co-secrétaire de la FSU 66.

La syndicaliste alerte sur la situation particulièrement difficile des Pyrénées-Orientales : « Nous faisons partie de l’un des départements les plus sinistrés de France. Les moyens manquent et les services publics notamment l’école et l’hôpital sont en train d’être malmenés. Dans le secteur de l’éducation, les effectifs des classes explosent alors que nous manquons de moyens et de professeurs. Nous sommes arrivés à un point où tout le monde est à bout. »

« Si nous faisons des réformes fiscales, il y aura de l’argent pour tout le monde »

Même son de cloche du côté de Christine Mirroir. Pour la co-secrétaire de Solidaire 66, l’une des réponses qui devraient être apportées serait des réformes fiscales. « Si nous faisons des réformes fiscales comme il faut, il y aura de l’argent pour tout le monde, et pas seulement des cadeaux aux entreprises. » « Avec la situation sociale du pays qui dure depuis plus d’un mois, le gouvernement doit entendre et répondre à l’ensemble des revendications des jeunes, des travailleurs et des anciens », poursuit-elle.

« Il ne faut pas oublier les questions environnementales »

Julien Berthélémy, secrétaire général de l’union départementale de la CGT 66, fait état d’une profonde colère. Celle-ci s’exprime déjà dans la rue, avec les mobilisations étudiantes et lycéennes, mais aussi depuis le 17 octobre. Il souligne également l’émergence d’une autre colère, celle du monde du travail.

« Nous le voyons dans le département, il y a beaucoup de plans sociaux comme Solutions 30 ou Transfesa à Céret et ça ne fait que se multiplier. Les fins de mois commencent le 15 pour beaucoup de Français. C’était donc une nécessité d’appeler à une mobilisation sur la question du pouvoir d’achat, sur l’augmentation des pensions de retraite, des minima sociaux, des bourses étudiantes… Sans oublier les questions environnementales, surtout avec les incendies et la canicule que nous avons vécus cet été. »

Toutes les organisations syndicales sont unanimes et attendent une réponse du gouvernement à leurs revendications. Si ce n’est pas le cas, elles préviennent que « la mobilisation sera reconduite ».

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Clément Bassot