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Perpignan Game Jam 2018 – Le plein d’idées et de caféine pour créer un jeu vidéo en 48h

La recette pour réussir une bonne Game Jam* ? Enfermez 65 jeunes et mettez à ébullition pendant 48 heures les neurones de ces développeurs en informatique, sound-designers, graphic-designers et autres geeks ou fans de jeux vidéo. Vous obtiendrez, après des litres de café, de cola, et surtout une pincée de bonne humeur et d’entraide, 16 jeux PlayToGame (prêts à jouer). Connexion immédiate avec la Perpignan Game Jam qui s’est déroulée du 9 au 11 Novembre à l’incubateur de l’UPVD.

♦ Morceaux choisis après 40 heures de manque de sommeil

48 heures … C’est à la fois très long quand on manque de sommeil, et très court quant il s’agit de créer un jeu vidéo de zéro. Lors des présentations finales, la tendance allait d’ailleurs vers : “on l’a un peu fait à l’arrache, mais on a réussi à sortir un jeu jouable” ou encore “nous étions partis sur 5 niveaux et au final nous n’avons pu faire que le 1er !”. Mais qu’importe au final, de l’avis de l’ensemble des participants, l’ambiance était “géniaaaaaale”. La bienveillance de cette génération des millennials**, que l’on qualifie trop souvent de geeks asociaux, était frappante tant les coups de main ont été nombreux pour faciliter le finish des jeux. Pas d’esprit de compétition, mais bien un esprit de groupe qui a généré une belle communauté de talents.   

♦ Les gagnants de la première Game Jam de Perpignan

Perspectives, The Sound of Abyss et Flux ont été les 3 jeux primés par le jury. Mention spéciale pour Perspectives, jeu porté par Dimitri Namri et Tristan Hilaire respectivement en Ecole d’Architecture et Licence professionnelle de Game Design à Montpellier. Un jeu dont les deux jeunes hommes sont particulièrement fiers. Et ils peuvent ! Ils ont remporté le premier prix mais également le prix décerné par le public. Il s’agit d’un concept qui allie les deux compétences de Dimitri et Tristan.
Pour avancer dans le jeu, vous devez alterner entre deux univers, celui du jeu qui est dans le noir et son interface sur un plan d’architecte réalisé à l’échelle. Objectif, pour Dimitri, “rendre l’espace ludique”. Il rajoute modestement, “c’est le talent de game design de Tristan qui a fait le reste”. Et il est vrai que même pour les allergiques à l’abstrait comme votre serviteur, naviguer ainsi entre les deux univers est plutôt amusant.

The sound of the Abyss est certainement le jeu le plus “choupinou” du week-end. Une aventure dans laquelle le joueur incarne un personnage bloqué dans une cavité abyssale. Plongé dans le noir total, le personnage ne va avoir à sa disposition que des perles et des orbes lumineuses pour se repérer dans un labyrinthe et s’en échapper. Un projet porté par Emilie, et Geoffrey de l’ETPA de Game Design de Toulouse, Miguel et Anohya de l’IDEM du Soler, et Paul étudiant en Sciences de la Vie et de la terre. Ce sont peut-être leurs profils hétéroclites qui ont fait de ce projet, l’un des plus jolis et poétiques de ceux présentés. Du son aux graphismes, en passant par les couleurs et même “les méchants”, tout est “so cuuuute”. Le personnage que vous incarnez est une représentation revue et corrigée avec poésie par les deux artiste de l’IDEM de l’axolot, cet animal survivant de la préhistoire.

Le projet The Flux, porté par une team catalane du sud, Natalia, Paul, Théodora et Andréa étudiants au Tecnocampus game design de Mataró, remporte la 3ème place. Objectif : “Défiez votre mémoire en jouant, explorez les niveaux les plus sombres et souvenez-vous du bon chemin. Sauvez Cubie, il pourrait être blessé”. Cubie étant le petit personnage bleu en forme de cube.

♦ Les coups de coeur de la rédaction – FitFat et FuelBoy

“Fit-Fat était un jeune garçon très curieux. Un jour, poussé par sa gourmandise, il décida de partir découvrir les saveurs du monde. Il compte bien combiner ces saveurs pour trouver THE meilleur goût. Attention à l’indigestion !”. Un jeu 100% féminin développé par Tania en licence math-information à l’université de Perpignan, Alexia en reprise d’études et Maïté, Politech à Montpellier. “Avant de connaître le thème imposé [NDLR, le thème imposé était l’exploration], nous savions que notre jeu allait avoir un rapport avec la nourriture. Nous voulions même faire un boss qui aurait parmi d’accéder aux tacos”, précisent-elles amusées.

Fuel Boy est un jeu porté par Clément, Jason, Sarah et Rémi en licence professionnelle métiers du jeu vidéo à Montpellier. Loriane a apporté ses compétences en architecture à ce projet.

Le jeu : “Fuelboy vit dans sa propre décharge, au milieu de ce qu’il reste de la ville qui se dressait la jadis. Son quotidien n’est animé que par la douce brise chargée de la poussière d’os des personnes qui vivaient là et de la délicieuse odeur de l’essence, l’unique ressource dont il a besoin pour survivre. Malheureusement, Dame Nature en personne vint troubler cette tranquillité et fit apparaître un arbre au beau milieu de son havre de paix. Armé de son baril qu’il appelle chaleureusement le “Petrolus”, il décida de se mettre en route vers le volcan du mont Vespa, seul source de chaleur suffisamment puissante pour éradiquer cet intrus de bois ….”

Tous les jeux sont à découvrir sur la plateforme ITCH.IO

C’est à l’initiative de Jessie Himmelstein, Jean Christophe Letraublon de PlayCurious et Matthieu Gusse de la Mallette Escape Game, 2 des 11 projets accueillis au sein de l’incubateur de l’université de Perpignan que la première Game Jam* de Perpignan s’est tenue ce week-end. Un grand moment, à renouveler sans hésiter, de l’avis de tous les participants.

* Une Game Jam est un hackathon dont le thème est le jeu vidéo. Les participants, groupés en équipes, doivent créer un jeu dans un temps limité, généralement le temps d’un week-end, sur 24 à 72 heures.
** Les millennials regroupent les personnes nées entre les années 1980 et 2000

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