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Edwy Plenel, co-founder and director of the newspaper Mediapart, presents his preface, The Present of the Past, from the reedition of Lisa Fittko s memoirs, The Walter Benjamin Way. Ceret, France. October 12, 2020. Photograph by Idhir Baha / Hans Lucas. Edwy Plenel, cofondateur et directeur du journal Mediapart, presente sa preface, Le present du passe, de la reedition des memoires de Lisa Fittko, Le chemin Walter Benjamin. Ceret, France. Le 12 octobre 2020. Photographie de Idhir Baha / Hans Lucas.
Edwy Plenel, co-founder and director of the newspaper Mediapart, presents his preface, The Present of the Past, from the reedition of Lisa Fittko s memoirs, The Walter Benjamin Way. Ceret, France. October 12, 2020. Photograph by Idhir Baha / Hans Lucas. Edwy Plenel, cofondateur et directeur du journal Mediapart, presente sa preface, Le present du passe, de la reedition des memoires de Lisa Fittko, Le chemin Walter Benjamin. Ceret, France. Le 12 octobre 2020. Photographie de Idhir Baha / Hans Lucas.

Sur invitation de l’association L’Envolée, Edwy Plenel était ce lundi 12 octobre à Céret pour une conférence devant une cinquantaine d’intéressés. Le cofondateur et directeur de Médiapart y parlait – pour la première fois en France – de sa préface “Le présent du passé”, qui accompagne la réédition des mémoires de la résistante Lisa Fittko “Le chemin Walter Benjamin” (Éditions Le Seuil). Un ouvrage qui a reçu la mention spéciale du “Prix Européen Walter Benjamin”, nouvelle association créée récemment par les démissionnaires de “Walter Benjamin Sans Frontières”, de Jean-Pierre Bonnel.

Échange avec Edwy Plenel à propos du lien entre le passé, le présent et le futur ; comme une traversée sur le chemin de Walter Benjamin. Ensemble, nous avons également évoqué l’état de la France, la situation des migrants, la politique locale, l’élection de Louis Aliot ou encore la situation de la presse.

♦ “Pense aux autres” de Mahmoud Darwich

Quand tu prépares ton petit-déjeuner, pense aux autres. N’oublie pas le grain aux colombes. Quand tu mènes tes guerres, pense aux autres. N’oublie pas ceux qui réclament la paix. Quand tu règles la facture d’eau, pense aux autres. N’oublie pas ceux qui tètent les nuages“. Dominique Devals, de L’Envolée, accueille le public en citant “Pense aux autres” de Mahmoud Darwich. Le ton est donné. La soirée est lancée.

Ce livre parle peu de Walter Benjamin“. Il s’agit de la vie de Lisa Fittko et de son mari Hans. Tous deux antifascistes allemands de la première heure, ils s’exilent dans les années 1930 jusqu’à Paris. Lisa est envoyée au camp de Gurs en 1940. Elle s’échappe et rejoint Hans à Marseille. En fuyant vers l’Espagne, leur conviction les amène à organiser des passages depuis Banyuls. Le premier bénéficiaire, malheureux, s’appelle Walter Benjamin.

Mal-en-point, il arrive à Portbou après une traversée de 11 heures. Le lendemain, les autorités franquistes reçoivent l’ordre de renvoyer les exilés à la France. Le 26 septembre 1940, l’écrivain allemand se donne la mort. Cette nouvelle réglementation espagnole est sûrement annulée au moment où Walter Benjamin écrit ses lettres d’adieu.

♦ “L’histoire n’est jamais écrite à l’avance” – Edwy Plenel

⊕ Quel a été l’élément déclencheur à l’écriture de cette préface ?

Walter Benjamin est quelqu’un dont l’œuvre a été connue très tardivement. C’est une œuvre avec beaucoup de futurs ; elle est d’une grande actualité à venir, et ne parle pas seulement à son passé. Il est l’homme qui nous a fait prendre conscience que l’histoire n’est jamais écrite par avance. Elle peut avoir des bifurcations inattendues. On ne peut pas se rassurer en croyant que le progrès est irréversible. C’est une œuvre qui nous dit que dans le progrès, il y a aussi potentiellement des forces de régression, de destruction, de barbarie. Sous le verni de la civilisation, il peut y avoir des horreurs, des violences, des haines et de la destruction.

⊕ Vous dites donc que la régression est toujours possible malgré les leçons du passé ?

L’histoire n’est pas une certitude : elle est toujours à inventer et à créer. On ne peut pas seulement se dire qu’on évolue dans une civilisation éduquée et que tout va aller pour le mieux. Il faut rester prudent. Benjamin disait ça au soir de la nuit européenne. Nous vivons une époque pleine d’incertitudes dans laquelle on voit renaître de potentielles horreurs et barbaries.

Je pense, par exemple, au sort réservé aux demandeurs d’asile, aux demandeurs de refuge, aux migrants, aux étrangers qui frappent à nos portes. Nous les enfermons ou les laissons mourir en Méditerranée. On abandonne une partie de l’humanité, sans prendre en compte que ces gens fuient de grands désordres, des malheurs, que nous laissons faire. J’y vois l’écho de son œuvre.

♦ Le couple Fittko, allemands et militants antinazis

Lisa Fittko fait office de passeur pendant plusieurs mois. Plenel explique au public cérétan que “trois cents exilés ont pu échapper au nazisme par cette route. Aujourd’hui, on parle d’ailleurs du Chemin de Benjamin, mais c’est plutôt la Route F. Dans ce genre de détresse, il y a deux genres de victimes. Ceux qui se replient sur eux-mêmes. Ceux qui se tournent pour aider les autres“.

Pour le directeur de Médiapart, le couple Fittko incarne ces jeunes militants allemands antinazis de l’entre-deux-guerres. “Pour eux, l’importance était de lutter par tous les moyens. Ils ne se retrouvaient plus dans les grandes batailles fratricides de leurs représentants communistes et socialistes contemporains“.

Edwy Plenel qualifie Lisa Fittko d’enthousiaste à toute épreuve : “Elle raconte, dans ses mémoires, comment elle a laissé éclater sa colère face à ses codétenues qui se plaignaient des conditions au camp de Gurs. Aujourd’hui, tout porte à croire qu’on peut désespérer, qu’on peut baisser les bras ; mais Lisa témoigne le contraire avec cette anecdote. Elle partage le devoir de dire non face aux dangers et aux politiques régressives. Elle a fait passer des principes en même temps que des vies sauvées. Pour moi, le suicide de Walter Benjamin n’est pas un acte de désespoir, mais un acte calculé de protestation“.

♦ Un lien avec l’arrivée à la mairie de Perpignan du Rassemblement National

⊕ Est-ce que le sort des exilés aujourd’hui, et les victoires politiques de l’extrême droite dans le sud de la France, vous-ont ils poussé à l’écriture de cette préface ?

La préface a été écrite avant les Municipales. Entre-temps, Perpignan est devenue le symbole de la grande ville avec un maire issu de cette force politique.

⊕ Quelle est votre définition de l’extrême droite ?

Son histoire idéologique défend l’inégalité naturelle ; elle pense qu’il y a des civilisations, des origines, des cultures, des religions qui sont supérieures à d’autres. Nous avons tous le droit d’avoir des droits. Évidemment, convoquer ce lieu de mémoire qu’est le chemin de Benjamin, c’est convoquer une alerte pour le présent.


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♦ La mémoire de Walter Benjamin et la Mairie de Perpignan

⊕ Il y a eu de vives réactions venant du monde culturel*, et des défenseurs du nom Benjamin, suite à l’élection de Louis Aliot. Qu’en pensez-vous ?

Deux de ses petites filles** – qui résident aujourd’hui en Grande-Bretagne – émettent une protestation : elles trouvent intolérable que ce nom, et son oeuvre, soient dans cette situation. Je serai dans les Pyrénées-Orientales les 17, 18 et 19 décembre, pour des rencontres autour de l’écrivain.

Réaction de Louis Aliot à la polémique suscitée : “J’ai un grand respect pour la mémoire et cette abominable période. Qu’ils balaient devant leur porte [cette gauche morale]. À Perpignan, nous respectons et respecterons cette mémoire, que ça plaise ou non”.

⊕ Que pensez-vous de cette déclaration ?

La mémoire est toujours un enjeu pour les gouvernants. Contrairement à ce que dit Louis Aliot, ce n’est pas une question de morale. Être fidèle à une mémoire, c’est être fidèle par les actes, au présent. Autrement, la mémoire devient un passé que l’on met en vitrine. Et c’est alors un passé mort. Par exemple, être fidèle à la mémoire du génocide, c’est se trouver aujourd’hui du côté des demandeurs de refuge. C’est ça la fidélité !

La fidélité à la mémoire d’un crime, c’est empêcher qu’il se reproduise ; c’est porter accueil, c’est soutenir le droit de se déplacer, le droit de vouloir avoir une vie meilleure. De la même manière, il faut se souvenir qu’en 1940, c’est la France qui chasse ces gens, et non pas les nazis. En France, la majorité des autorités françaises se sont converties à la capitulation face au nazisme. Être fidèle, c’est regarder en face notre propre abaissement face au régime de Vichy. Le Front National a le droit d’évoluer et de changer. Mais être fidèle, c’est avoir la lucidité de dire la vérité sur son propre passé. Dans la fondation du FN, il y a des figures du régime de Vichy, il y a des collaborateurs.

⊕ Pensez-vous qu’aujourd’hui le Rassemblement National n’assume pas ce passé ?

Ce n’est pas tant qu’il faudrait l’assumer : il faudrait le condamner. De la même manière qu’on a demandé au Parti Communiste de condamner les crimes de Staline. Il serait logique, si la parole du FN veut être crédible, que ses dirigeants regrettent et condamnent ; d’une part, le fait qu’il y ait dans l’histoire de ce mouvement des gens qui défendent l’héritage du régime de Vichy, qui étaient eux-même acteurs ; et d’autre part, et c’est d’actualité, les crimes commis par la France contre des populations colonisées.

La mémoire active de cette histoire nous apprend qu’il ne faut pas hiérarchiser des crimes contre l’humanité. On ne doit pas être amené à oublier ceux de la période coloniale ; comme notamment la torture en Algérie. Si demain, la municipalité de Perpignan décide d’être une ville solidaire – qui défend l’hospitalité, qui accueille les migrants, qui rejoint le réseau national dans lequel il y a la ville de Briançon par exemple – alors, avec cet acte, je dirais que ce monsieur Aliot a évolué.

♦ À Céret, Edwy Plenel rappelle la mémoire des “justes” et celle de l’État

Edwy Plenel revient sur son argumentaire à propos de l’histoire. Prenant l’exemple de Vincent Azema, ancien maire socialiste de Banyuls.

Tapez son nom sur Google. Vous tomberez sur un Ehpad, rit jaune Plenel. Aucune plaque, rien. Pourtant, il a été d’une aide vitale au couple Fittko : apport logistique, logement, guide, et mise en contact avec le maire de Cerbère et des transitaires. Lui-même s’est exilé en Savoie avant de reprendre sa mairie en 1945. Bien sûr, qui dit lutte clandestine, dit aucune trace écrite. Seule la communication orale reste. Seulement, il y a tous ces justes face aux autorités collabo”, martèle le journaliste.

Plenel rappelle combien les écrits de Fittko et la mémoire peuvent être importants d’aujourd’hui.

La misère, c’est de s’habituer à tout. On se jette dans l’indifférence, on abandonne. Pourtant, nous sommes témoins de formes de fascisme, aujourd’hui encore. La république n’est pas forcément du côté des libertés individuelles. On parle de comment être républicain. Pour la femme, on passe du foulard au crop top“.

Et de poursuivre sur le passé colonial, oppresseur et collaborateur de la République Française : Prenez René Bousquet pour exemple : il est à l’origine, en France, du premier statut pour les juifs. Ce n’est pas une demande des nazis. C’est une traduction de l’antisémitisme local”.

Le secrétaire général de la Police du régime de Vichy continue, jusqu’aux années 1980, une carrière d’homme d’influence. Il fait de la politique, et est notamment administrateur du journal La Dépêche du Midi, de 1959 à 1971 aux côtés d’Évelyne Baylet. “Et on se demande comment des hommes et des femmes passent de la région et du département d’ici, à gauche, à la municipalité actuelle de Perpignan ?***”

♦ Les relations entre Médiapart**** et le Rassemblement National ?

⊕ Est-ce que Médiapart est toujours blacklisté des meetings du RN ?

Oui toujours. C’est une violation et une atteinte au droit fondamental à l’information ; un meeting public n’est pas une réunion privée. Une force politique qui organise des réunions publiques, dans le but de gagner les votes des électeurs, ne peut pas faire une liste de journalistes qui peuvent y assister. Si elle commence à faire cela, une fois au pouvoir, elle fera le tri et décidera de bannir des journaux.

⊕ Pourquoi ce boycott ?

Parce que nous avons fait des révélations sur des pratiques internes au FN : violence, pratiques financières, appropriation personnelle du parti par le clan dirigeant. Je précise que nous avons gagné tous les procès [NDLR en diffamation] que nous a faits le FN.


À lire également : Entretien avec Louis Aliot | Le Rassemblement National est-il un parti d’extrême droite ?


♦ À propos de l’élection de Louis Aliot à Perpignan ?

⊕ Comment avez-vous perçu la stratégie électorale – assumée sans étiquette et avec une liste d’ouverture – de Louis Aliot et qui l’a mené à sa victoire ?

Je ne peux pas faire de jugements de valeur à distance. Par ailleurs, il y a des habiletés politiques et un certain professionnalisme politique au FN. L’extrême droite ne gagne pas, ou ne progresse pas, de manière automatique. Des forces, qui se disent alternatives à l’extrême droite, ne sont pas à la hauteur de la riposte. Parce que d’une part, elles ont été du côté d’intérêts économiquement protégés ou dominants, et elles ont mené des politiques qui ont désespéré et déserté les classes populaires.

Deuxièmement, et vous l’avez sous les yeux, cette présidence élue contre l’extrême droite en 2017 ; ce sont des classes politiques, qui, par panique, lui font la courte échelle.

Dans les années 1980, l’extrême droite était une formation qui ne comptait pas électoralement. Sa progression était marginale. Les autres partis commencent à parler d’émigrés et de sécurité. L’ascension de l’extrême droite est faite par ce mécanisme. Les problèmes de notre société ne sont pas pris à leurs racines. Nous sommes un pays multiculturel, fait de brassages, de mélanges. C’est notre force. Face aux idéologies qui voudraient des boucs émissaires – qui n’est qu’une diversion – il faut brandir cette force. C’est comme ça qu’on luttera contre les inégalités et la division.

⊕ Comment expliquez-vous que ces idées-là ne soient pas audibles aujourd’hui ?

Elles sont audibles ; mais elles n’ont pas assez de porte-paroles politiques. Médiapart est un journal radicalement démocratique qui défend le droit de savoir. Notre succès est indépendant et montre que ça peut marcher. C’est simplement au niveau de la politique.

  • Sarkozy brandit la question de l’identité nationale et de la déchéance de nationalité pour masquer ses propres échecs.
  • Hollande et Valls acceptent ce discours de déchéance de nationalité. Il épouse les thématiques d’une politique de la peur sous les faits de la terrible année 2015 et des attentats.
  • Macron est élu face au FN. Trois ans après, c’est le même qui parle de séparatisme comme de la question centrale. Il se montre méprisant à l’égard des gilets jaunes et indifférant face aux violences policières dont sont notamment victimes les jeunes de banlieues. C’est Macron qui mène une politique économique au service d’une petite minorité de gens ultra-riches, ultra-protégés, ultra-bénéficiaires de la crise sanitaire, au détriment de la grande masse de la population.

Voilà les vraies questions. Il ne faut pas faire la morale aux électeurs du FN ; et je ne crois pas à un camp du bien face au mal, mais la politique. Ce sont des rapports de force.

♦ Votre préface regorge d’une atmosphère positive et optimiste. Pourquoi ?

“Pessimisme de l’intelligence, optimisme de la volonté”. On regarde la réalité en face, et on sait qu’on doit compter sur notre énergie et sur notre liberté.

Je crois à la très longue durée. Nous vivons un temps de l’immédiat, de l’information en continu, qui deviennent hélas un spectacle de la haine et de la virulence télévisuelle.

Je ne pense pas que l’Humanité soit vouée à verser dans les haines et violences. Prenez le film Spartacus avec Kirk Douglas, et qui parle de cette grande révolte d’esclaves gladiateurs, sous l’empire romain. Je pense à la scène géniale où ils sont défaits, et Rome leur demande de dénoncer Spartacus, en échange de leur liberté. La scène est bouleversante : ils sont tous Spartacus. C’est un clin d’œil.

Walter Benjamin s’est suicidé. Il a été défait et vaincu. Mais son œuvre nous rappelle que les vaincus sont victorieux. C’est ce que dit le monument réalisé à son honneur, par l’artiste israélien Dani Karavan, à Portbou. Les vaincus nous lèguent une promesse : continuer ce chemin de l’espérance et de la fraternité.

L’association L’Envolée, organisatrice de la conférence d’Edwy Plenel, reverse 2€ par entrée (5€) à SOS Méditerranée.


À lire également : Fabrice Arfi – l’histoire secrète de Sarkozy et Kadhafi


♦ Notes

* Quelques jours après l’élection de Louis Aliot, un collectif d’intellectuels signent une tribune dans Le Monde dénonçant la récupération du nom de l’écrivain allemand. “La réouverture d’un centre d’art Walter-Benjamin”, à Perpignan, évoquée dans le programme du nouveau maire Louis Aliot, député du Rassemblement national, suscite l’indignation d’un collectif d’intellectuels, dont Michael Löwy, Patrick Boucheron et Jean-Luc Nancy qui, dans une lettre ouverte, dénoncent cette récupération”.

** Mona et Kim Benjamin écrivaient à la veille de la réouverture du centre d’art contemporain Walter Benjamin : “La pensée que le nom de notre grand-père puisse être utilisé pour promouvoir l’idéologie de l’extrême-droite nous remplit d’horreur. Monsieur Aliot et le Rassemblement national représentent tout ce contre quoi notre grand-père, ainsi que notre grand-mère Dora Benjamin, et notre père Stefan, se sont opposés émotionnellement, politiquement et intellectuellement”.

*** Edwy Plenel évoque sans le nommer, le recrutement, au cœur de l’été de Stéphane Babey par Louis Aliot. L’ancien directeur de cabinet adjoint de la socialiste Hermeline Malherbe est devenu chef de cabinet du maire frontiste Louis Aliot.

**** Bien avant la campagne présidentielle de 2017, le Front National avait interdit l’accès à des médias tels que l’émission Quotidien ou le journal Mediapart. Depuis d’autres journalistes se sont vus refusés leurs accréditations, et notamment un journaliste de Libération. Devant la polémique, le parti est revenu sur cette dernière décision. Mais Quotidien et Mediapart restent rédaction non grata dans les meetings du RN.

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