Pol’Hebdo | J-23 des Régionales et Départementales

♦ Régionales – Éric Ciotti bat la campagne avec Aurélien Pradié sur le thème de la sécurité.

Le député et conseiller départemental des Alpes-Maritimes était ce 26 mai à Canet-en-Roussillon. « Une journée thématique consacrée à la sécurité » selon Stéphane Loda, maire de Canet et tête de liste Les Républicains de la section des Pyrénées-Orientales. Autour d’Aurélien Pradié, candidat à la présidence du Conseil Régional, les élus de sa famille politique se pressaient pour apparaître aux côtés d’Éric Ciotti ; symbole d’une famille politique qui refuse les alliances.

Pour Stéphane Loda, « la région a les moyens d’agir en matière de sécurité ». Aurélien Pradié a pu décliner ses propositions en matière de sécurité durant 2 heures d’échanges avec les représentants des forces de sécurité.

« La présence d’Éric [Ciotti] aujourd’hui n’est pas anodine » selon Aurélien Pradié. Nous sommes dans un territoire où la question de la sécurité est importante pour nos concitoyens. Il y a ceux qui font des mots et il y a ceux qui proposent d’agir. Éric porte à l’Assemblée des propositions en matière de sécurité. Nous ne sommes pas des baratineurs ou des moulins à paroles. Nous ne sommes pas là pour faire des déclarations d’amour aux uns ou aux autres. Mais pour proposer des actions ». 

Même si la sécurité est une compétence de l’État ou de l’échelon municipal, Aurélien Pradié affirme que la « Région doit et peut faire en matière de sécurité ».

Parmi les propositions du candidat, un plan sécurité doté de 20M€ annuels. Pour sécuriser les abords des lycées ou soutenir les polices municipes et nationales de la Région. « Nous avons annoncé ce matin que demain la Région interviendrait dans la rénovation des commissariats. J’ai pris l’engagement que demain en tant que Président de Région, nous interviendrions dans la rénovation du commissariat de Perpignan ». 

Questionné sur l’opportunité de créer une police régionale, proposition du candidat RN, Aurélien Pradié rétorque : « Monsieur Garraud [NDLR tête de liste RN] est un baratineur, un imposteur politique ! Il n’a nullement l’intention de régler les problèmes de nos concitoyens. Il est là pour faire du tourisme politique ». Relancé sur la question de la police régionale, Aurélien Pradié de répondre ; « Quand Monsieur Garraud parle d’une police régionale, il sait par avance que c’est impossible à mettre en place ».

Éric Ciotti d’apporter son soutien à « son ami » : « Je forme le vœu que l’Occitanie prenne un nouveau destin avec Aurélien Pradié. Vers la modernité, vers la fidélité à une terre. Et avec des convictions solides et une approche très éclairée de cette région ». 

♦ Régionales – France Bleu Occitanie organise le 1er débat des candidats

Ce mardi 25 mai, France Bleu Occitanie organisait un débat entre 6 candidats qui se présenteront au suffrage les 20 et 27 juin prochain. Un débat de 1 heure ponctué par les jingles de la radio. Après quelques ratés techniques, les candidats ont débattu autour de deux thèmes : la santé et les transports.

Retrouver les temps forts du débat et les échanges des candidats sur l’article de France Bleu Occitanie. Les 6 candidats qui ont débattu : Carole Delga (PS), Jean-Paul Garraud (RN), Myriam Martin (LFI), Antoine Maurice (EELV), Aurélien Pradié (LR) et Vincent Terrail-Novès (LREM).

♦ Régionales – La France Insoumise à la rencontre du collectif « Occupation Alénya ».

Myriam Martin, tête de liste estampillée France Insoumise pour les élections régionales a rencontré les artistes qui occupent l’espace Ecoiffier depuis 2 mois. Ces artistes, intermittents du spectacle, ou acteurs du secteur culturel réclament une meilleure prise en compte de leurs singularités. Pour Lucie Chillon, artiste impliquée dans le collectif et également candidate en troisième position sur la liste « Occitanie Populaire », il est nécessaire « d’articuler la création et l’exigence artistique tout en garantissant le statut, l’emploi, les salaires des artistes et des personnels de la culture« .

La liste « Occitanie Populaire* » considère « la culture comme un bien véritablement essentiel ». Pour Myriam Martin, les priorités résident dans « l’appropriation populaire des œuvres et des pratiques, la démocratisation tarifaire, la présence de la culture sur l’ensemble du territoire (notamment dans les zones rurales et de montagnes), la promotion de la pluralité artistique afin de valoriser toutes les esthétiques et expressions de l’humanité ».

L’ambition de Myriam Martin est de construire « un modèle adapté pour garantir l’avenir de la culture et de ses emplois ». Et ce grâce à la mise en place d’un fonds d’urgence pour consolider les filières professionnelles, garantir et stabiliser les emplois culturels, les statuts et les rémunérations. Mais aussi une hausse du budget global de la culture « qui devra atteindre le seuil des 100 millions d’euros ».

« La culture représente un véritable enjeu démocratique pour construire une société plus juste et égalitaire. […] Elle constitue un véritable levier pour améliorer la qualité de vie des habitants de la région. Il s’agit une composante importante de développement ». 

*La liste Occitanie Populaire rassemble La France Insoumise (LFI), le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), la Gauche Démocratique et Sociale (GDS), le Parti de Gauche (PG), Ensemble.

19/12/2020, Perpignan, France, Manifestation de soutien à la culture, , intermittents du spectacle © Arnaud Le Vu / MiP
19/12/2020, Perpignan, France, Manifestation de soutien à la culture, , intermittents du spectacle © Arnaud Le Vu / MiP

♦ Régionales – Vincent Terrail-Novès affiche ses 100 premiers jours

Le candidat qui se dit libre et indépendant, mais néanmoins soutenu par la majorité En Marche, a adressé aux rédactions les mesures des 100 premiers jours de son mandat en cas de victoire au Conseil Régional. Pour le candidat, maire de Balma et conseiller régional sortant, il faut accompagner le rebond de l’économie lié au plan de relance pour le transformer en progrès durable.

« Pour initier la relance de l’économie et favoriser le retour au plein-emploi, il est nécessaire, en premier lieu, de s’appuyer sur les richesses humaines de notre Région qui sont insuffisamment exploitées. Il faut rendre aux exploitants agricoles, aux pêcheurs, aux commerçants, aux artisans, aux professions libérales, aux indépendants, aux petites et moyennes entreprises, les moyens de se développer et de réaliser leurs projets en mettant à leur disposition des sources renouvelées de financement ». 

Les 7 priorités du candidat Vincent Terrail-Novès :

  1. Contribuer au programme régional de vaccination
  2. Développer l’emploi
  3. Agir vite et faire simple dans l’aide à l’économie régionale
  4. Encourager l’épargne privée à soutenir l’investissement sur nos territoires
  5. Accompagner les entreprises dans les transitions écologique et numérique
  6. Mettre le paquet sur les secteurs à fort potentiel d’emplois
  7. Définir une stratégie industrielle pour l’économie de demain
27/04/2021, Perpignan, France, Vincent Terrail-Novès Régionales © Arnaud Le Vu / MiP
27/04/2021, Perpignan, France, Vincent Terrail-Novès Régionales © Arnaud Le Vu / MiP

♦ Régionales – L’écologiste Antoine Maurice sort son épisode 2

Selon le candidat Europe Ecologie les Verts, sa liste et ses candidats sont aujourd’hui « la cible de toutes les attaques possibles ». La raison du courroux de ses adversaires ? Les verts seraient « les seuls à proposer des politiques, et une manière de faire de la politique, qui défient les intérêts en place, et promeuvent un vrai changement de nos sociétés. » Pour Antoine Maurice, « nos départements sont affligés par le clientélisme et la culture de la rente qui empêchent les énergies de s’exprimer ».

Selon Nicolas Berjoan, porte-parole EELV et tête de liste de la section des Pyrénées-Orientales ; « Si rien ne change le Pays Catalan finira enfoui sous le béton. Et les jeunes qui nous restent iront se chercher un avenir dans les quelques métropoles qui voudront bien les employer. Le reste des habitants, privés de perspectives, seront gagnés par la désespérance. Mais tout ira bien pour les fortunes et la classe politique locale qui continueront à distribuer leurs chèques à la misère ».

Parmi les propositions de la liste écologistes :

  • La révision du Schéma régional d’aménagement afin de conditionner les aides publiques dans l’objectif « zéro artificialisation des sols ». Une proposition qui permettrait de lutter contre la dégradation continue de notre environnement.
  • Afin de lutter contre la dégradation de l’environnement social, il faut « remettre des personnels de médiation dans nos quartiers populaires. Et rouvrir des internats dans les collèges et les lycées pour permettre à tous nos jeunes de poursuivre une scolarité sereine ».
  • Et enfin les écologistes proposent de lutter contre « la dégradation de notre culture démocratique » en organisant des Votations d’Initiative Citoyenne.
Nicolas Berjoan © Idhir Baha
Nicolas Berjoan © Idhir Baha

♦ Départementales – Le mouvement « Agissons » veut « moderniser » et « rénover » les routes départementales

Le mouvement compte investir massivement. Agissons veut lancer « un programme pluriannuel pour moderniser et rénover les routes ou aucuns travaux n’ont été faits depuis 50 ans ». Le mouvement entend avoir recours systématiquement « aux concertations publiques sur les besoins et le fonctionnement ». L’objectif étant de réaliser les aménagements sans avoir à les modifier après. 

« Faire, défaire et refaire avec de l’argent public ne sera pas notre credo » lance Agissons. Les circulations douces, des routes partagées, des pistes cyclables entretenues, du covoiturage, … Le mouvement Agissons veut « accompagner le tourisme vert en autocars Pays Catalan à 1€ ». Et créer des liaisons spécifiques : les Routes des AOP, du vin, de l’abricot du Roussillon, de la pêche, de l’artichaut… la Route des élevages fermiers « Le Xai », les Routes des produits de la mer ou encore celles patrimoine Roman.

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♦ L’Alternative interpelle Louis Aliot à propos de sa politique sécuritaire.

Le mouvement citoyen né lors des dernières élections municipales s’interroge sur la nouvelle politique de la mairie passée aux mains du Rassemblement National. Cette politique sécuritaire serait-elle « la seule réponse adaptée aux problèmes de délinquance ? » Pour le collectif marqué à gauche, ce tout répressif manque du volet prévention pour être réellement efficace dans la lutte contre l’insécurité.

Pour l’Alternative, « la municipalité a surtout la responsabilité de créer des liens dans la cité, de penser l’aménagement urbain, de développer ou inciter au développement de services et d’activités de proximité, projet global qui peut faire reculer la violence ».

Le mouvement critique les décisions prises par la mairie. Hausse des effectifs de police municipale, retour du dispositif « Voisins vigilants » et surtout l’extension du nombre de caméras de vidéo surveillance (+24) ; portant à 305 caméras le nombre total de caméras à Perpignan. « Il est acquis que les caméras ne participent pas à prévenir les incivilités et violences ; mais il en coûtera pourtant plus de 600.000 euros aux Perpignanais. » 

Sécurité police municipale vidéo vidéosurveillance

♦ Départementales – Retour sur l’élection de 2015 avec le vote sur les Cantons 11 et 12

Le canton 11 compte une partie de Perpignan et la commune de Toulouges. En 2015, 14.934 personnes étaient appelées à voter sur ce canton. Et 5 binômes se présentaient au suffrage des électeurs ; en gras, le binôme élu à l’issue du second tour.

  • Hermeline Malherbe et Jean Roque portent les couleurs de la gauche sortante. 
  • Portant en 2015 la flamme du Front National, Anne-Marie Bousquet et Philippe Symphorien. Ce dernier est à nouveau candidat, mais sur le canton 7, avec le mouvement Debout la France.
  • Pour l’UMP devenus Les Républicains, Chantal Gombert et Bernard Lamothe.
  • Nicole Comaills et Robert Cuadrat pour le mouvement L’Olivier.
  • Et enfin Alain Bobo et Leslie Remi.
Départementales 2015 - Canton 11

Le canton 12 compte 9 communes dont Elne ou Villeneuve-de-la-Raho. En 2015, 22.130 électeurs étaient inscrits sur les listes sur le canton 12. 4 binômes étaient candidats ; en gras, le binôme élu à l’issue du second tour.

  • Pour la majorité sortante, Nicolas Garcia et Marie-Pierre Sadourny. 
  • Pour le FN et le Rassemblement Bleu Marine, Jean-Philippe Gaulard et Dominique Regnier.
  • Sous l’étiquette UMP, Yves Barniol, et Catherine Jourda.
  • M. Francis Daspe et Isabelle Pieropan.
  • Et enfin Axel Barrière et Martine Leroy.

// Les campagnes électorales dans les Pyrénées-Orientales :

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