01/09/2020, Perpignan, France, Rentree scolaire college covid-19 © Arnaud Le Vu / MiP

Pyrénées-Orientales | Une rentrée scolaire inédite mais “la plus normale possible”

LECTURE

“Une rentrée très sereine, la plus normale possible” selon l’inspecteur d’académie des Pyrénées-Orientales. Malgré les circonstances particulières, l’objectif était “de ne pas voler la rentrée aux élèves” nous confie Frédéric Fulgence.

♦ Une rentrée masquée pour les collèges et les lycées

Le masque est-il une fourniture scolaire comme une autre ? Cette phrase prononcée par le Ministre de l’éducation nationale sur le plateau de France Télévision a fait couler beaucoup d’encre. Au collège de Rivesaltes, le principal nous confirme qu’aucun des élèves rentrés ce 1er septembre n’a oublié son masque ou sa trousse.

Néanmoins, pour pallier l’absence de masques, le conseil départemental a fait le choix de doter les 20.000 collégiens de 2 masques lavables. Quant aux lycées, c’est la Région Occitanie qui a décidé de fournir des masques réutilisables. La présidente socialiste de la Région déclarait : “il était inconcevable pour moi que les masques soient à la charge des familles. Pour protéger les jeunes d’Occitanie et rassurer leurs familles, nous remettrons à nos 270.000 lycéen•ne•s & apprenti•e•s”.

Le principal du collège Joffre de Rivesaltes et l’inspecteur d’académie des Pyrénées-Orientales parlent d’une même voix. Après presque 6 mois d’absence pour certains, les élèves sont au rendez-vous de cette rentrée. “Nous avions quelques inquiétudes sur la présence des enfants en ce jour de rentrée”, nous précise Frédéric Fulgence. “Car on ne peut pas prévoir la réaction des parents en cette période si anxiogène ; mais je crois que tout le monde avait à cœur de reprendre le chemin de l’école. La vie reprend, l’école reprend”.

“C’est une école qui protège, mais qui ne doit pas être une école dégradée”. C’est le message martelé par l’inspecteur d’académie du département.

♦ Du gel hydroalcoolique présent dans les établissements et les transports

Le département comme la Région ont déployé des protocoles spécifiques en fonction des métiers exercés par les agents régionaux dans ses établissements. Des masques, des gants et du gel hydroalcoolique ont également été distribués par les deux collectivités.

Le conseil départemental pour les agents des collèges, la Région Occitanie pour ceux des lycées. Les équipements ont également été installés et notamment des distributeurs de solution hydroalcoolique ; mais aussi des visières, parois en plexiglas, charlottes, surblouses et surchaussures en fonction des besoins.

Tous les autocars sont équipés de distributeurs de gel hydroalcoolique. Une désinfection est réalisée une fois par jour sur l’ensemble de l’autocar ; et a minima deux fois par jour pour les points contacts (barres, poignées, accoudoirs, boutons d’arrêt). L’ensemble des personnels de conduite est doté d’un stock de masques de protection. Un affichage rappelle les gestes barrière ainsi que l’ensemble des règles à respecter.

Le port du masque sera obligatoire pour les usagers (sauf les élèves de moins de 11 ans) ainsi que pour le personnel de conduite ; que ce soit dans les bus, aux arrêts, les gares ou les pôles d’échange multimodaux.

♦ Quelles mesures en cas de test positif de Covid-19 dans les établissements scolaires des Pyrénées-Orientales ?

Frédéric Fulgence est catégorique ; il n’y a pas de flou sur la conduite qui sera menée en cas de test positif dans les écoles, collèges ou lycées du département.

“Le flou est sur l’évolution sanitaire ; comment cela va évoluer en terme quantitatif au niveau des Pyrénées-Orientales. En revanche, il n’y a aucun flou sur les organisations. Nous avons un protocole sanitaire clair ; et un plan de continuité pédagogique précis et des procédures si on a un cas parmi les enseignants, un ou plusieurs cas parmi les élèves. Nous sommes en mesure de faire face, en lien avec la préfecture, les collectivités et l’ARS, si jamais des cas apparaissent”. 

Relancé sur la question, l’inspecteur prend un exemple. La situation ne serait pas la même s’il y avait un cas avéré dans une école qui ne compte qu’une ou deux classes ou dans un établissement plus grand.

“On a de toutes petites écoles dans le département, un cas suffirait pour fermer l’école. Car même si on limite le brassage sur une école de deux classes, il y a forcément des interactions entre les élèves. En revanche, s’il y a un cas dans un collège comme celui de Rivesaltes avec plus de 700 élèves, il faudra faire une analyse précise”. En clair dans les grands établissements, un cas de Covid n’entraînerait pas la fermeture ; sauf s’il était avéré que le personne positive ait été en contact avec beaucoup d’élèves.

♦ Télétravail des personnels administratifs et dépistage des cas contacts

Pour le moment confirme Frédéric Fulgence, le protocole choisit n’est pas celui du dépistage systématique des personnels ou des élèves. En revanche, si un cas apparaît dans une école, il y aura dépistage de tous les cas contacts.

Afin de rassurer sur la capacité des autorités à gérer ce retour en classe dans les meilleures conditions, Frédéric Fulgence déclare : “Si nous sommes amenés à faire des fermetures totales ou partielles de quelques établissements, on le fera, et on l’a déjà fait”. 

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