Visa pour l’Image 2021 | 25 expositions et retour des projections pour la 33e édition du festival

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Après une 32ème édition maintenue mais tronquée de ses projections, Jean-François Leroy a annoncé le retour des soirées sur grand écran, ainsi qu’une partie de la programmation des expositions du festival Visa pour l’Image 2021.

♦ Des projections au Campo Santo, à l’Archipel et en différé au théâtre municipal de Perpignan.

Parmi les temps forts du Visa pour l’Image, les soirées en plein air au Campo Santo sont devenues au fil du temps un incontournable. En 2020, crise sanitaire oblige, ces projections quotidiennes avaient pris le chemin du numérique. Mais, le public n’a visiblement pas adhéré à l’expérience, et l’audience n’était pas à la hauteur de l’investissement selon Jean-François Leroy. Et donc, alors que la gestion de pandémie semble s’améliorer, les projections sont de retour mais sous conditions.

Le Campo Santo pourra accueillir les amateurs de photojournalisme sans jauge, mais le pass sanitaire sera demandé à l’entrée. Comme pour tout spectacle de plus de 1.000 personnes en temps de Covid. Au total 6 soirées de projection, du lundi 30 août au samedi 4 septembre, retransmises en direct au Théâtre de l’Archipel à compter du mercredi, et en différé au Théâtre municipal de Perpignan.

Pour le représentant du ministère de la culture, “le fait que la conférence de presse se tienne la veille de la réouverture des lieux de culture est un symbole du renouveau de la culture. Le photojournalisme est un acte artistique ; et c’est aussi du journalisme qui témoigne de la réalité de notre époque”.

♦ Visa pour l’Image du 28 août au 12 septembre 2021.

Parmi les expositions les plus marquantes, celle du photographe Angelos Tzortzinis pour l’AFP. Les derniers jours du camp de Moria“. Ce camp grec sur l’île de Lesbos – au départ installé pour 3.000 personnes – accueillait près de 20.000 réfugiés avant l’incendie de septembre 2020. Le photojournaliste a couvert la vie et la mort de ce camp depuis sa construction, jusqu’au déménagement des réfugiés accusés d’avoir causé l’incendie couvert. “Un reportage dramatique, mais passionnant” selon Jean-François Leroy.

♦ D’une 5e république asphyxiée au variant indien de la Covid.

La 5e république française serait-elle à l’agonie, au bord de l’asphyxie ? C’est en tout cas ce que relate Guillaume Herbaut pour l’agence Vu’ dans son reportage  “La Ve”. “En place depuis 62 ans après son adoption par référendum en 1958, la Constitution de la Ve République française et les institutions qui garantissent son respect ont longtemps été rattachées à l’image d’une ère de progrès, d’une France forte et dynamique. Mais aujourd’hui, la Ve semble au bord de l’asphyxie.

La crise économique persistante, le sentiment d’une société à deux vitesses, la concentration du pouvoir, les attaques terroristes, la montée du populisme, la crise des gilets jaunes mettent à mal ses fondements. Et la pandémie de Covid-19 n’a fait qu’aggraver les maux de la Ve. À travers les soubresauts de la vie politique et sociale, ce travail interroge la représentation de la République française aujourd’hui”. 

Sénateur durant la séance des questions d’actualité au Gouvernement. Sénat, Palais du Luxembourg, Paris, 24 juin 2020.
Sénateur durant la séance des questions d’actualité au Gouvernement. Sénat, Palais du Luxembourg, Paris, 24 juin 2020.

Au-delà des confinements, des couvre-feux ou des rues désertes de mars 2020, sont des images fortes de la Covid ; tout comme les effets du variant indien en Inde. Le reportage “Vie et mort à New Delhi face à la deuxième vague” du Danish Siddiqui pour Reuters s’affiche saisissant. Le festival a fait le choix de le mettre à la Une de l’affiche du Visa 2021.

♦ Sur les murs de Visa : 17 expositions sur 25 d’ores et déjà dévoilées.

L’ensemble du programme du festival ne sera bouclé qu’à la mi-juillet. Pour son directeur Jean-Francois Leroy, il est important de conserver de l’espace pour des événements qui pourraient advenir d’ici là. Les reportages animaliers sont plébiscités par un large public ; et notamment les plus jeunes. Cette année, Jean-François Leroy est fier de présenter une rétrospective du travail de Vincent Munier.

“Celui qui s’est imposé comme l’un des plus grands photographes animaliers de son époque a parcouru la planète des confins de la toundra jusqu’aux sommets himalayens à la recherche des plus rares et plus beaux animaux de ce monde. Une exposition rétrospective exceptionnelle qui réunit des photos iconiques, des clichés méconnus et des images récentes”.

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Portrait de loup arctique dans la brume. Île d’Ellesmere, Nunavut, Canada.

Photographe anonyme en Birmanie (The New York Times) – La « révolution du printemps » en Birmanie. Depuis le coup d’État du 1er février dernier, la Birmanie est secouée par des manifestations et une répression meurtrière ; marquant la fin des années de « quasi-démocratie ». Le pays traverse désormais une période de troubles. Les grèves et les rassemblements pacifiques pour la démocratie ont cédé la place à des opérations paramilitaires contre les impitoyables forces militaires nationales qui se sont emparées du pouvoir lors du coup d’État.

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Des milliers de partisans de la Ligue nationale pour la démocratie manifestent. Certains exhortent les policiers à rejoindre leur mouvement. Rangoun, Birmanie, 6 février 2021.

♦ Les premiers noms du programme 2021 :

  • Abir Abdullah – Migrants climatiques au Bangladesh – Abir Abdullah ;
  • AFP – Syrie : une décennie en guerre ;
  • Antoine Agoudjian – Arméniens, un peuple en danger ;
  • Valérie Baeriswyl (Reuters) – Bonne vie à deux : Haïti pour le meilleur et pour le pire ;
  • Éric Bouvet – 1981-2021 – 40 ans de photographie ;
  • Nariman El-Mofty (The Associates press) – Fuir la guerre au Tigré ;
  • Gabriele Galimberti (National géographic) – The Ameriguns ;
  • Jérôme Gence – Télétravail : Allô bureau bobo (Lauréat 2020 du Prix Pierre & Alexandra Boulat soutenu par la Scam) ;
  • Patricia de Melo Moreira (AFP) – Mon Portugal ;
  • Les photographes de l’agence MYOP – Double peine : les réfugiés dans la crise sanitaire ;
  • Brian Skerry (National Geographic) – Les secrets des baleines ;
  • Eduardo Soteras (AFP) – Tigré : l’Éthiopie sombre dans le chaos.

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