Cult’Hebdo du 15 juin | L’actualité culturelle des Pyrénées-Orientales

Retable Mas Girves © Dinh-Image Maker/CCRP pour le Département des Pyrénées-Orientales

Photo de Une : restauration du retable du Mas Girvès © Dinh-Image Maker/CCRP pour le Département des Pyrénées-Orientales.

♦ Exposition : « autour d’une oeuvre restaurée, le retable baroque du mas Girvès de Llo »

Le département des Pyrénées-Orientales propose durant toute une année une nouvelle exposition autour de la restauration d’un retable baroque provenant de Llo, en Cerdagne, à la chapelle Notre-Dame-des-Anges de Perpignan. Si cette exposition détaille l’histoire de ce retable depuis sa commande jusqu’à sa restauration, elle met également en avant deux artistes majeurs de la fin du XVII e et du début du XVIIIe siècle, probables auteurs du retable du mas Girvès : Josep Sunyer, sculpteur, et Félix Escribà, doreur.

« Cette œuvre, d’une très grande qualité artistique, a été produite entre 1700 et 1714 pour la chapelle privée du mas d’une riche famille cerdane : les Girvès. Les aléas de l’histoire ont conduit à la vente du mas au début du XXe siècle puis du retable en 1946 afin d’orner une chapelle de la région parisienne. Finalement, après ce long exil, cette œuvre est acquise en 1982 par le Département. Aujourd’hui, le retable du mas Girvès a fait l’objet d’un nouveau traitement de conservation-restauration conduit par le Centre de Conservation et de Restauration du Patrimoine du Département. »

A voir aussi des documents d’archives variés, grâce auxquels il est possible d’appréhender le retable, ses commanditaires, et ses deux auteurs, qui laissèrent une forte empreinte dans le paysage artistique nord-catalan de l’époque baroque.
L’exposition bilingue (fr/cat) sera visible du 25 mai 2021 au 20 mai 202. Du mardi au vendredi de 10h à 17h. Entrée gratuite.

© Dinh-Image Maker/CCRP pour le Département des Pyrénées-Orientales.

♦ Programme de l’été 2021 au Mémorial de Rivesaltes

Du 19 au 29 juillet : SOS Méditerranée, exposition itinérante sur le drame des naufrages en Méditerranée.

Présentée dans une douzaine de villes de la région Occitanie, afin d’informer le grand public du drame des naufrages à répétition en Méditerranée. Issues des reportages effectués par de nombreux photographes professionnels embarqués depuis 2016 à bord de l’Aquarius, puis de l’Ocean Viking. “Les photos, présentées dans cette exposition, invitent à prendre conscience de la nécessité vitale de mettre en place un dispositif de sauvetage adéquat et respectueux du droit maritime international”. 

SOS Mediterranee / Medecins sans frontieres; Search and Rescue Operation mediterranean sea offshore the libyan coast. MV Aquarius - January 2018 © Laurin Schmid
SOS Mediterranee / Medecins sans frontieres ; Search and Rescue Operation mediterranean sea offshore the libyan coast. MV Aquarius – January 2018 © Laurin Schmid

Le 23 juillet : “De l’aube au crépuscule, un air d’Arménie”. Journée spéciale avec le Festival Radio France Occitanie Montpellier.

4h45 : Concert et lecture au lever du soleil avec le Quatuor Akhtamar avec deux violons, alto et violoncelle : Les miniatures de Komitas ; puis lecture par le comédien et réalisateur Serge Avédikian du texte de Richard Kalinoski “Une Bête sur la lune”, suivi d’un petit-déjeuner.
16h : Concert du quartet Arsen Petrosyan avec duduk, santur, qanun et percussion ; “Chansons et mélodies populaires arméniennes”.
17h : Concert du quatuor Akhtamar ; Eugénie Alécian.
18h : Concert du quartet Arsen Petrosyan ; “Chansons et mélodies populaires arméniennes”.
19h : Projection de “Retourner à Sölöz” ; suivie d’une rencontre avec le réalisateur Serge Avédikian.

Le 20 août à 5h15 : performance par l’artiste plasticienne Clara Claus avec l’ensemble Flashback, Lever de soleil.

« Le réel c’est quand on se cogne » disait Lacan. C’est ce qu’a éprouvé Clara Claus lors de ces dix-huit mois de résidence artistique au mémorial du camp de Rivesaltes. Ce 20 août, juste avant le lever du jour, une dernière fois elle investira ce terrain entre ruines et broussailles pour prélever le témoignage énigmatique de ces murs. La déambulation de l’artiste sera captée par l’ensemble Flashback qui retransmettra sur le site du mémorial la vidéo de ce parcours, accompagnée d’une création sonore puisant ses sons directement sur le site et sur le corps en action.

Mais aussi cet été au Mémorial de Rivesaltes :
Jusqu’au 15 août : exposition Treize chibanis harkis ; 64 œuvres du peintre Serge Vollin avec des textes de l’historienne Fatima Besnaci-Lancou.
À partir du 16 août, Luc Choquer, Ils ont vécu le camp de Rivesaltes, 11 portraits de témoins et leurs familles ou amis passés par le camp.

Nuit de la lecture lever de soleil chanteur Cali mémorial de Rivesaltes
Nuit de la lecture – lever de soleil au mémorial de Rivesaltes.

♦ Rencontres avec Maria Ramos puis Mohamed Challouf à l’Institut Jean Vigo

Dilma Rousseff, fille d’un immigré bulgare, a été la première femme élue démocratiquement à la présidence brésilienne. Emprisonnée et torturée de 1970 à 1972 sous la dictature militaire, elle est devenue le symbole de la quête de démocratie des Brésiliens. Maria Ramos filme le procès qui a mené à sa destitution (elle était accusée d’être impliquée dans une affaire de corruption) avec une puissante énergie qui rappelle les meilleurs thrillers politiques des années 1970. Maria Ramos sera présente lors de la projection organisée par l’institut Jean Vigo ce mercredi 16 juin à 18h30.

Dans le cadre de la saison Africa 2020 et du festival Maghreb si loin si proche, l’institut Jean Vigo présentera « Tahar Cheriaa, à l’ombre du Baobab » dimanche 20 juin à 19h ; et ce en présence du réalisateur Mohamed Challouf. Ce film est le portrait de Tahar Cheriaa ; le père incontestable du panafricanisme cinématographique et fondateur des Journées Cinématographiques de Carthage, premier festival de cinéma en Afrique et dans le Monde Arabe (1966).

Né en 1957 à Sousse (Tunisie), Mohamed Challouf publie en 1992 son premier livre photographique Les Enfants du Sud ; un hommage à l’enfance en Afrique dont les photos ont été exposées dans une trentaine de villes d’Afrique et d’Europe. Délégué général des Journées Cinématographiques de Carthage en 1994, il collabore à de nombreux festivals. Il est réalisateur de Ouaga, Capitale du Cinéma et du documentaire Mezzo secolo per un mondo intero. En 2014 il achève son nouveau long métrage Documentaire : Tahar Cheriaa, à l’ombre du Baobab.

♦ En salle le 30 juin : Teddy, un long-métrage filmé dans les Pyrénées-Orientales

Second long-métrage de Zoran et Ludovic Boukherma, Teddy a été tourné du 3 juin au 12 juillet 2019 intégralement dans les Pyrénées-Orientales : Céret, Le Boulou, Amélie Les bains, Vives, Reynes, Saint-Jean Pla de Corts. En sélection officielle au Festival de Cannes 2020, Teddy compte parmi ses acteurs et actrices Anthony Bajon, Christine Gautier et Noémie Lvovsky.

Dans les Pyrénées, un loup attise la colère des villageois. Teddy, 19 ans, sans diplôme, vit avec son oncle adoptif et travaille dans un salon de massage. Sa petite amie Rebecca passe bientôt son bac, promise à un avenir radieux. Pour eux, c’est un été ordinaire qui s’annonce. Mais un soir de pleine lune, Teddy est griffé par une bête inconnue. Les semaines qui suivent, il est pris de curieuses pulsions animales…

♦ Jazzèbre : Papanosh en concert à la Casa Musicale le 19 juin

Les musiciens de Papanosh sont reconnus comme les meilleurs jazzmen français ; ils réunissent dans leur projet « Home » Roy Nathanson, saxophoniste et poète new-yorkais, et Napoleon Maddox, rappeur et beat boxer de Cincinnati. 
Ces 7 artistes, dans le cadre de la Fête des réfugiés, seront accompagnés pour l’occasion sur scène d’un groupe d’une dizaine de personnes en situation d’exil. Le projet s’intègre dans la saison culturelle Jazzèbre ; en collaboration avec l’association l’ACAL. Le concert aura lieu ce samedi 19 Juin 2021 à la Casa Musicale à Perpignan (17h).

Depuis quelques années, Papanosh, Napoléon Maddox et Roy Nathanson tricotent une histoire transatlantique autour de la notion de chez soi, tout en humanisme et en sensibilité. Peu avares de partages et de nouvelles expériences, ils transforment le projet une première fois à l’occasion du festival Banlieues Bleues grâce à leur rencontre avec les élèves de l’école primaire Paul-Vaillant-Couturier : une toute nouvelle version de «Home » prend vie. Fort de cette expérience, le laboratoire prendra une nouvelle forme à Perpignan au contact des personnes en situation d’exil accompagnées par l’association l’ACAL.

♦ FILAF 2021 : Les partis-pris d’Anne-Sarah Bénichou

La première édition du partenariat FILAF – Galeristes à Perpignan mettra en scène une sélection de dix artistes représentés par la galerie Anne-Sarah Bénichou. Le FILAF 2021 se déroulera du 21 au 27 juin à Perpignan.

« Galeriste, Anne-Sarah Bénichou se fie à ses intuitions. Les artistes qu’elle rassemble autour d’elle, aussi bien peintres figuratifs qu’artistes conceptuels, sont très différents et pourraient au premier regard ne rien avoir à faire ensemble ; ils sont pourtant le reflet d’un œil averti. Au travers de ses choix, elle accorde une attention particulière au récit et invente des dialogues. Bien au-delà de la vente, elle conçoit son rôle auprès des artistes jusque dans le commissariat et l’édition, et aime s’assurer qu’une œuvre trouve son public. »

Les dix artistes qui participeront à cette exposition sont : Marion Baruch, Mireille Blanc, Julien Discrit, Chourouk Hriech, Yann Lacroix, Laurent Montaron, Valérie Mréjen, Decebal Scriba, Massinissa Selmani et Florin Stefan.

♦ Elne déconfine sport et culture et organise un week-end de rencontres sportives et culturelles 

Mi-juin, la commune d’Elne a ouvert au public un nouvel espace. Ancienne friche urbaine cédée par le Département, ce lieu est désormais un nouveau parc agrémenté pour l’été de « Terra, Images de l’éternel paysan », l’exposition des œuvres d’É. Clotis ; ainsi que des œuvres réalisées par des enfants et des artistes illibériens dans le cadre du projet « Art’Ok ». Durant trois jours, les écoles de la ville, l’association Urban Art Up et ses artistes graffeurs ont décoré certains murs.

La municipalité a œuvré afin de transformer cette friche en lieu de rencontre et de convivialité.  Le parc est désormais ouvert tous les jours à des activités multiples. Promenade, jogging sur le parcours de santé, pique-nique sous les grands arbres, farniente… « Ce haut lieu de souvenirs pour beaucoup d’élèves, devient à nouveau un lieu de rencontre, de vivre ensemble, de culture, d’activités sportives et de bien-être au cœur de la ville : les habitants sont invités à l’investir et le réinventer ».

// À la rubrique Culture :

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