USAP vs Montpellier – Prêts à mourir pour l’USAP

Je suis prêt à mourir avec vous cela ne me dérange pas” … Ce sont les mots d’encouragement prononcés dans le vestiaire par l’entraîneur Patrick Arlettaz à ses joueurs à l’issue de la rencontre de Top 14 Perpignan (USAP) contre Montpellier (MHR). Une sixième journée qui a pourtant vu la défaite 20-23 du club catalan sur son terrain contre les héraultais. Portée par ses supporters qui ont cru à une possible victoire jusqu’à la fin, l’USAP arrache dans les dernières minutes de jeu le point du bonus défensif.
Une USAP lucide sur sa difficulté à rivaliser avec les grosses écuries du Top 14, mais une USAP combative à l’image des deux essais inscrits dans les 20 dernières minutes. A défaut d’avoir terrassé les lions, les gladiateurs sortiront de l’arène sous les applaudissements d’un public réconforté par leur envie de victoire. Une soif qu’il faudra étancher dès le prochain déplacement à Pau si l’USAP veut espérer truster sa place de dernier du championnat.

♦ Billet d’humeur de “Jojo” le philanthrope rugbalistique

Lucas Bachelier marque l’essai à la 85ème minute. Le public exulte, nous tenons notre première victoire de la saison … Quoi ? Je regarde le score … 20-23 pour Montpellier … Le public est donc heureux car nous avons pris le bonus défensif !!! Sixième match, sixième défaite, tout va bien Madame la Marquise.

Hier, j’étais au stade comme depuis le début de la saison pour soutenir ces joueurs qui le mérite, mais le club dans son ensemble prend un mauvais virage. Il est vrai que malgré notre infériorité numérique le score est resté inchangé. Mais se satisfaire de miettes (2 points en 6 journées) n’est ce pas s’assurer le retour en ProD2 ? Nous devons être plus exigeants que cela. Car le risque de voir l’ensemble des équipes du championnats venir chez nous pour faire un résultat est désormais une réalité. Aucune chance de voir l’adversaire faire l’impasse et laisser filer le match. La rengaine autour du travail et des progrès effectués par l’équipe devient inaudible. Le discours sera-t-il le même au mois de Mai ?

Je suis en colère de devoir me contenter de ce petit point. Surtout face à une équipe héraultaise qui n’a rien prouvé et qui nous a vaincu sans conquête et sans effort. Il est vrai que cette défaite est préférable à celle contre Paris mais, compétiteur dans l’âme, je n’arrive à complaire d’une défaite quelle qu’elle soit.

♦ Depuis le banc de touche

Patrick Arlettaz confie après le match avoir “reconnu [son] équipe sur les 20 dernières minutes et vouloir y voir le lancement de notre saison“. Mais il confesse également les “quelques erreurs comme on fait tout le temps” ainsi que la différence de niveau de plus en plus évidente avec les grosses écuries. Sans pour autant se réfugier derrière l’arbitrage, l’entraîneur fustige, non sans ironie, certaines décisions en faveur de l’adversaire : “Tranquillement … Peinard … Sur le troisième essai, il y a 6 hors jeu et c’est pas compté”.
Une combinaison de facteurs qui laisse l’USAP sans victoire mais pas sans espoir.“Il faut se regarder nous, on s’est jaugé trop jaugé par rapport aux autres. Ce qui parait impossible, il faut le rendre réalisable pour nous !”

♦ Depuis le terrain

Mathieu Acebes le sait que trop bien, l’USAP paie cash la moindre erreur. “A haut niveau, le peu de déchets permet à l’équipe adverse de se remettre dans l’avancée”. Avec le carton jaune de l’arrière et celui dans la foulée de Jonathan Bousquet à l’heure de jeu, on pensait même le match plié.
L’USAP est réduite à 13 contre 15, menée 6-23 à la 72ème minute…
C’était sans compter, comme l’évoque Karl Chateau, sur le réveil des sang et or : “On a montré que si les équipes voulaient venir gagner à Perpignan, elles allaient devoir se battre pendant 80 minutes”. Avant d’évoquer ses sensations sur le terrain et sa gratitude envers le public catalan. “Je sais pas comment le retranscrire, on est plusieurs à avoir eu les frissons à la fin ce match. Il n’y a pas beaucoup de clubs qui auront ce soutien là.

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